Basée sur les lettres et le journal de Florence Nightingale, l’histoire suit Florence Nightingale de 1837, au moment de la commission royale à la guerre de Crimée.

Il ne doit pas exister une infirmière au monde qui ne sait pas qui est Florence Nightingale, figure historique anglaise, connue aussi sous le nom ‘The Lady with the Lamp‘.

Florence Nightingale est donc la pionnière des infirmières, et sa vie a assez d’attrait pour mériter qu’on s’y arrête. Il est d’ailleurs surprenant qu’on ne s’y soit pas arrêté plus souvent, ou plus longuement.

Ici, nous avons droit à un téléfilm d’une heure, qui, même sans véritablement connaître le personnage, ne sent pas l’authenticité historique, ne serait-ce que dans les interactions entre les personnages.Ce n’est pas le seul défaut de l’œuvre, qui manque singulièrement de personnalité, et qui n’arrive à créer aucun lien entre le spectateur et ce qu’il voit. C’est plutôt froid, et le ton bien moralisateur de Laura Fraser, présent dès le début, nous la rend assez antipathique.

Le montage n’aide pas notre histoire. Le début est chancelant, quelques petits passages dans le passé se révèlent franchement inutile, surtout que nous avons le droit à la voix off de Florence, dont le ton didactique est assez agaçant. Nous avons aussi quelques passages dansants-musicaux-théâtraux, qui mettent un peu d’ambiance, jurant avec le ton sérieux emprunté pour le reste de l’œuvre. Dans un téléfilm plus ambitieux, cela aurait été assurément une bonne idée. Mais ici, cela ne fait que renforcer le ratage. Ce n’est pas captivant, et on a l’impression d’un manque d’ambition. Une heure, c’est court, on le reconnaît. Il aurait alors fallu opter pour un autre angle de vue. Ici, le ton se veut très moderne, et certains procédés vont dans ce sens. Ce n’est pas totalement mauvais, mais tout le scénario ne prenant pas cette direction, cela n’aide pas à adhérer à ce que l’on peut voir. Il manque bel et bien l’élan patriotique et/ou historique, un peu de verve en somme.

Le résultat n’est donc pas franchement concluant, et on peut alors aisément se dispenser de ce visionnage, qui n’aura peut-être eu que pour utilité de faire découvrir Florence Nightingale à quelques personnes.

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CaroleC
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