Friday Night Lights – (2.04)
Au départ, FNL ne ressemblait pas vraiment à un teen show. C’était une série relatant la vie à Dillon, Texas. Les principaux personnages étaient des jeunes, mais la réalisation, le style visuel mélangé à un scénario abouti permettait de voir sous un autre angle les possibilités que pouvait offrir un teen show

Après une saison, des taux d’audience médiocre, mais un succès critique, la saison 2, est toujours, dans ces cas-là, attendue au tournant. Plus de personnes ont les yeux rivés sur ce qui se passe. D’un point de vue créatif, on est bien moins libre. Ces dans ces moments-là qu’on se dit qu’il aurait été préférable de s’arrêter à la fin de la saison 1

Ce qui permet de maintenir les apparences d’une série un peu de qualité, c’est donc le traitement visuel offert à la série.

Matt et le Smash se retrouvent encore à faire de la figuration. 4 intrigues se disputent l’écran : l’éternel Tyra/Landry, Lyla et son ancien prisonnier, la famille du coach et Jason et Riggins à Mexico

Tyra et Landry sont de bons personnages, principalement quand on ne les voit pas beaucoup. Ici, il est purement et simplement question d’erreur artistique. Les fans les aiment alors on les voit beaucoup plus. Ce n’est pas du tout judicieux pour l’intrigue, et encore moins pour la série. A la différence d’un Jason Street, Tim Riggins ou du Smash, ils n’ont pas assez d’envergure pour mériter tant d’attention. Alors, nous passons l’épisode dans la peur, à cause de la découverte du cadavre, je le répète encore, la pire idée qu’est eue la série. On ne trouve pas d’intérêt à cette pression que ressentent Tyra et Landry quand la police s’approche d’eux, car finalement, cela n’aboutit nulle part. Cela aurait pu être fait juste en une scène

Lyla et ses nouvelles croyances religieuses la conduisent en prison. Elle va alors se retrouver à aider un jeune, qui vient juste de sortir. Lyla est, entre-nous soit dit, pas vraiment une lumière, surtout dans le cas présent. Sa relation avec Dieu ici laisse quelque peu à désirer. Par contre, l’implication de Buddy, qui va engager l’ancien détenu, pour faire plaisir à sa fille (et en même temps, s’opposer à sa femme) est assez bien amenée. J’ai bien aimé la scène

Buddy, d’ailleurs, réussit à faire virer l’ancien coach. Ce dernier n’aura alors eu aucun développement, et très peu de temps de présence à l’écran. Va-t-on le revoir ? J’espère que non, car cette idée a fait assez de mal à la série. Le retour du coach Taylor au bercail devrait réorienter dans la logique des choses la série faire sa conception de base, et un retour aux entrainements et aux matchs de football ne ferait pas de mal du tout. D’ailleurs, on règle un peu les problèmes existentiels de Julie et on dit adieu au nouveau petit ami aussi vite qu’il est arrivé. Là aussi, on a dû se rendre compte que c’était une très mauvaise idée. Entre nous, si rébellion il doit y avoir, je trouve celle de Julie peu crédible vu son environnement familial. Je pense que Jessalyn Gilsig, jouant la sœur de Tami, doit arriver à l’épisode 6, ce qui devrait permettre par conséquent à la famille Taylor de partir sur de nouvelles histoires

On termine avec le meilleur de l’épisode, c’est-à-dire Jason Street et Tim Riggins, qui forment toujours un aussi bon duo. Et il serait d’ailleurs bien intelligent de les mettre plus souvent ensemble. Il est aussi intéressant de voir que, malgré son irresponsabilité, Riggins se rend compte que son ami perd les pédales, et n’est pas du tout réaliste. Jason est persuadé que cette opération va le faire remarcher, il y croit dur comme fer, et la chute risque d’être très violente. Riggins appelle Lyla à l’aide. Cela fait un peu revival du début de la saison 1, bien que les 3 personnages aient fait un bon bout de route chacun de leur côté. L’idée me plait assez, et j’espère que cela sera bien traité

Un épisode bien faible, dû à beaucoup de maladresses scénaristiques. Beaucoup de choses sont mal amené ou mal traité. Le tout manque clairement d’équilibre. Où sont passés ces bons vieux épisodes où l’on arrivait comme par miracle, à donner une part du gâteau à tout le monde