Friday Night Lights – Are You Ready for Friday Night? (2.03)
Doucement, mais sûrement, on commence à retrouver la série qu’on aime. Il manque encore une petite touche, un petit quelque chose (et le fait qu’il faut se débarrasser de cette histoire de cadavre), mais on revient un peu à ce qui était bien.

Déjà, on laisse un peu de côté Tyra et Landry pour laisser de la place aux autres, ce qui n’est pas un mal, loin de là. Le couple avance dans sa relation, pour arriver à la fin au fait, justement, que Tyra accepte cette relation. Seul le coup de la montre m’a dérangée. Le père de Landry lui demandant où elle est, car cela fait 60 ans qu’elle est dans la famille, on aurait pu s’en passer.

Riggins prend les devants de la scène pour cet épisode, alors qu’il n’avait fait que figuration jusque-là. Rien n’a changé, Tim est toujours aussi porté sur la bouteille, et toujours complètement à côté de ses pompes. Le nouveau coach semble avoir fait de lui son souffre-douleur, et cela ne lui réussit que moyennement. Lyla lui propose de venir à son église, ce qu’il va d’ailleurs faire. C’est une scène très réaliste, et la réalisation justement, donne l’impression d’être devant un documentaire. Dieu n’a pas le même effet sur Lyla que sur Riggins, et ce dernier va embrasser Lyla , ce qui n’était clairement pas ce que voulait la demoiselle. Tout ceci va faire que Jason va devoir venir lui passer un savon chez lui, et il le fait deux fois. Jason, justement, pense se faire opérer à Mexico, et après, avoir la possibilité de remarcher. Je fais un petit interlude pour dire à quel point j’ai trouvé Scott Porter fantastique. Pas que ce soit nouveau, mais il pourrait ne pas dire une ligne de dialogue tellement son regard est expressif. Sa façon de regarder le coach qui ne l’écoute, la colère qui se voit une fois que son pote en chaise roulante lui a dit que c’était n’importe quoi cette histoire de Mexico, enfin bref, tout. L’acteur est vraiment trop bon, je voulais juste le dire (et ce ne sera sûrement pas la dernière fois). Comme cela se devait, Riggins et Street partent à la fin de l’épisode pour Mexico.

Smash et Saracen voient leur relation s’envenimer encore plus. Matt ne supporte plus de voir Smash parler de lui comme s’il était l’équipe, de prendre tout le crédit. Cela finit en bataille sur le terrain.

Tous ces éléments réunis : la baston, Riggins maltraité aux entrainements, Jason que le coach n’écoute pas, transforment le nouveau coach en simple vilain petit canard. La subtilité à ce niveau-là est mauvaise. Que l’homme ne se rende pas complètement compte des discordes naissantes dans son équipe, car il les connaît à peine, c’est une chose, mais le cumul ne peut que donner envie au spectateur de le voir partir, et c’est bien dommage que cela ne soit pas fait en finesse.

Pour orchestrer le départ du coach : Buddy Garrity. Il fait l’offre à Eric de reprendre son ancien poste. Cette offre, au vu de la dégradation de la situation familiale, n’est plus refusable. Tami ne gère plus, et ne fait presque plus semblant. Eric apprend par Saracen que sa fille a rompu, et elle ne l’a pas dit à sa mère. Et quand Julie rentre à 2h passé chez elle, et que sa mère la voit en train de se bécoter avec le pseudo-rockeur, les nerfs ne tiennent plus. Elle sort sa fille de la voiture, et la dispute finit par une gifle. Bien mérité à mon avis. Julie parait clairement nous faire sa grosse crise d’adolescence, et son timing est impeccable, rien à dire. Franchement, j’ai dû mal à concevoir qu’on puisse être égoïste à ce point là, mais cela doit sûrement exister. En tout cas, je trouve son pseudo-rockeur et les amis qu’ils se trimballent d’un cliché au pas possible. Julie veut essayer de s’intégrer, mais on sait tous qu’elle n’a pas sa place dans cet univers de pseudo artistes intellectuels qui se la joue.

Si la magie de Dillon n’est pas totalement de retour, on est sur le bon chemin. Les histoires mises en place sont plus dignes de ce que la série nous a habitués, par rapport à ce qu’on avait droit dans le premier épisode de la saison.