Friday Night Lights – Bad Ideas (2.02)
C’est la reprise à Dillon, la fête pour l’équipe de foot, et la continuité des évènements passés.

D’abord, le gros point noir de l’épisode précédent, le cadavre que traînent Landry et Tyra. Mauvaise idée que celle-ci, mais qui, pour le moment, se voit être assez bien géré. Ils se sont bel et bien débarrassés du corps, seulement Landry s’inquiète en réalisant qu’il a perdu sa montre. Il gère difficilement la situation, alors que Tyra lui demande d’agir comme un homme. S’il était évident que pour Landry, Tyra était plus qu’une amie et avait beaucoup d’importance, ces mots enfin pronconcés, vont pousser Tyra a révélé à Landry comment elle gère cela et la place qu’il occupe dans sa vie. Elle a peur d’être responsable d’ennuis causée à Landry, et pourtant, elle est heureuse que son agresseur soit mort. Tous deux finissent en larmes par s’embrasser. Je reste toujours assez sceptique sur cette histoire de mort, et j’espère que l’affaire ne trainera pas en longueur sur la saison. Pour le moment, cela se révèle assez bien dosé.

Julie se décide enfin à annoncer à Matt que leur relation est finie. Scène que j’ai trouvée plus ou moins réussie. Surtout qu’elle venait juste avant d’embrasser le rockeur. Dans l’histoire, ce qui est finalement intéressant, c’est Matt tout seul, qui voit arriver chez lui une aide (demander quand exactement ?) et qui va un peu chambouler la situation. Cette dernière doit d’ailleurs s’installer chez eux. On peut donc plus que supposer qu’il va y avoir un peu de changement dans la vie de Matt, en plus de sa rupture avec Julie, et cela ne peut être que bénéfique pour lui.
Encore bien présent cette semaine, Buddy Garrity, qui continue de subir les changements orchestrés par le nouveau coach. Nouveau coup dur pour lui. Ça, et ses problèmes de familles sont suffisants pour le conduire vers la bouteille, et consommer un peu trop de liquide. Lyla et Riggins se retrouvent tous deux à le ramener. La ligne directrice pour ces deux la est assez évidente. Entre regards en coin, et autres, on ne peut douter de ce que veulent faire les scénaristes. Et là aussi, je ne suis pas une fan. Mais, leur interaction pour le moment joue plus sur le ton de la comédie, ce qui permet de détendre un peu l’atmosphère.

Atmosphère finalement assez pesante, et plus à cause de la famille Taylor que d’une histoire de meurtre. Tami gère de plus en plus difficilement l’absence d’Éric, et sa fille ne fait clairement rien pour l’aider. Entre pleurs et fatigues, elle est au bout du rouleau. Connie Britton réussit à merveille à montrer l’état dans lequel se trouve Tami Taylor, entre les responsabilités du bébé, une maison en total désordre, une angoisse presque permanente, et le refus d’admettre à son mari qu’elle a fait une erreur, le tout est vraiment très bien fait. Éric aussi vit assez difficilement la séparation avec sa femme et Gracie, surtout quand il doit accompagner un joueur devant la commission.

Pour mon plus grand plaisir, Jason Street a droit a un peu plus de présence à l’écran. Pour voir naitre l’espoir qu’un jour il pourra remarcher. Il réussit en effet à serrer le poing gauche, chose impossible avant. Bien que son médecin lui fasse comprendre que cela n’arrivera jamais, Jason parait ne pas complètement baisser les bras.

Encore un peu en retrait, le Smash, la vedette à l’égo surdimensionné que le coach encense. Cela irrite assez Saracen, et on voit les problèmes pointer le bout de leur nez.

L’épisode ne signe pas encore le grand retour de FNL, si on peut dire, mais se trouve au-dessus du précédent. Ici, son principal défaut est à mon goût un certain manque de rythme. Réflexion qui peut paraître étrange, mais la lenteur a besoin de dynamisme, et cette dynamique est absente un peu trop régulièrement. L’autre véritable problème finalement est qu’il faut attendre de voir où certaines histoires vont aboutir, quelles seront les conclusions apportées. Seul, pour le moment, l’épisode ne parait pas avoir une vraie valeur, et c’est un peu embêtant. Il semble assez évident qu’il va falloir attendre un peu pour juger, si ce n’est pas sur l’ensemble, sur la progression, et sur la durée.