Friday Night Lights – Jumping the Gun (2.11)
Tim Riggins doit se retrouver un logement. Il va donc en toute logique, se décider à retourner chez lui, pour découvrir que son frère et son ex se sont séparés, et qu’ils sont sur le point de perdre la maison.
La vie de Tim Riggins est une accumulation de malchance et de problèmes. C’est ainsi que se fait naturellement la reconstruction auprès de son frère. Quand l’un est à terre, l’autre est là, et vice versa. Ce moment est arrivé. Tim Riggins a retrouvé une certaine stabilité depuis son éviction de l’équipe de foot. Son envie de réintégrer l’équipe et son passage chez les Taylor lui aura permis de voir la vie plus joliment, dirons-nous. Mais, il ne faut pas oublier à qui nous avons affaire. Le sens de la survie des Riggins est on ne peut plus croyable, et quand on trouve l’argent dont on a besoin sur son chemin, même s’il s’agit de celui d’un dealer psychopathe, on se sent comme pousser des ailes, une montée d’adrénaline, comme un soir de match. Cela résume complètement la vie de Tim, remplie de hauts et de bas, et cette façon d’aller presque provoquer des emmerdes.

Les excuses du coach Taylor, homme bon et sage, arriveront bien tard. L’unique raison c’est le silence de Julie. Comment annoncer à son père qu’elle était saoule et que Tim l’a sortie d’une situation qui aurait eu une conclusion désastreuse ? Il lui faudra s’y prendre à plusieurs fois. Ici, nous vivons l’étrange rêve familial. Nous ne rêvons pas d’une mère comme Tami Taylor, non, pas du tout, nous rêvons d’un père comme le coach Taylor, qui ne dispute pas sa fille sans raison, qui accepte l’erreur de jeunesse, sans pour autant faire comme si de rien n’était. Ne parlons pas réalisme, peu de parents réagiraient comme le coach Taylor, dans cette situation ou une autre. Alors, cela peut venir du fait qu’Eric est coach, justement, qu’il s’occupe d’adolescents toute la journée, qu’il n’a pas oublié, et qu’il n’a pas le temps d’oublier dans l’environnement où il vit, ce que c’est d’être jeune. On y croit stupidement, on se dit qu’il est raisonnable, et sage. Bien sûr, on n’en connaît aucun, tant pis, on se dit qu’il doit bien exister un homme pareil en dehors de la télévision.

Mais, le coach Taylor est un être humain, et finit par s’énerver face à Shelly. Malheureusement, les traits de caractère de la jeune femme nous sont exacerbés dès qu’il est nécessaire de justifier l’énervement qu’elle provoque dans le couple Taylor. Dommage, on pouvait comprendre que tout bêtement, ils voulaient retrouver leur intimité. Shelly a donc réussi ses examens, et a finalement décidé de partir à Dallas, pousser par Eric qui lui demande quand elle va partir. Shelly réalise donc qu’il est temps qu’elle se construise sa vie. Cette partie manque plus ou moins de finesse, Shelly ayant toujours vu ses défauts poussés à l’extrême quand le scénario en avait besoin.

Smash doit prendre une décision. Les écoles le convoitent. Alabama, TMU ? On lui fait du pied partout, alors que sa mère trouve que la petite amie se mêle bien trop du sujet. Corrina Williams est une sacrée femme, l’une de celles qui a fait beaucoup pour ses enfants. Elle était seule, elle a fait le travail seule, et elle n’est pas du genre à se plaindre. Ici, on montre délicatement la difficile acceptation d’un au revoir, d’un fils qui va devoir s’éloigner de chez lui. Heureusement, Smash est bien entouré, surtout par le coach, qui le ramène sur terre, chose que ne fait pas sa petite amie, dont je ne connais pas le nom, mais je ne suis pas sûre qu’elle mérite qu’on s’intéresse à elle. Smash finit par prendre sa décision, la sienne, celle qu’il rêvait.

L’équipe de Laribee High se confronte à Dillon. La vérité sur le comportement du coach va plus ou moins être expliquée. Le tout, avec assez de justesse. Le match aurait pu être plus long, d’une part car l’opposition entre les deux équipes, le public l’a vécu, et la tension est donc palpable. On veut voir Dillon gagner plus qu’à n’importe quel match, car on connaît l’adversaire. Les problèmes adversaires, par contre, on ne les connaît pas. Et quand le coach de Laribee pète un câble arrêtant Riggins dans sa course, le problème est plus grave. Preuve que si les jeunes sont mal guidés, ils ne se conduisent pas bien, mais surtout preuve de l’humanité d’un coach, qui est trop bouleversé pour assurer complètement sa fonction. Sans se chercher d’excuse. Il doit au fond savoir qu’il a déconné (et pas qu’au moment du match). Position difficile, et situation difficile. Peut être menait-il déjà son équipe ainsi avant, mais il apparaît assez clair qu’il a un peu perdu le contrôle de certains évènements.

De l’excellent FNL.