Friday Night Lights – Let’s Get it on (2.05)
Le coach Taylor reprend les commandes de l’équipe de foot, mais beaucoup de choses ont changé depuis son histoire. Le cadavre continue à s’immiscer dans la vie de Tyra et Landry, alors que Lyla arrive à Mexico.

L’histoire entre Tyra et Landry continue de s’affirmer comme le maillon faible. Je ne dirais pas non plus que les autres intrigues de l’épisode se révèlent être excellente, mais dans le cas présent, on approche du fond, si on ne le touche déjà. Chaque semaine qui passe nous rappelle à quel point c’est mauvais. Tyra qui panique, et Landry non. Chacun son tour. Le père de Landry émet des soupçons sur les actions de la jeune fille et va la pousser à se séparer de son fils. Une rupture presque soulagement si elle peut permettre de mettre cette intrigue au placard, ce que je ne crois pas. En parallèle, Landry est définitivement intégré à l’équipe de foot, et connaît même ses premières heures de gloire. Qu’en dire ? Au vu du personnage, de ses débuts dans la saison 1, et de là où nous en somme, Landry ne m’apparaît plus vraiment comme Landry. Son peu de scènes avec Saracen nous rapproche de ce qu’on connaît, de l’identité du personnage, mais pour le moment, j’ai plus l’impression que les scénaristes se sont perdues dans une image voulue par le public et non dans celle que symbolisait le personnage.

Julie tente une approche vers Saracen, mais, si ce dernier y croit un peu au début, il va réaliser qu’il n’a plus confiance en elle, et qu’il ne peut pas la pardonner comme ça, recommencer comme si de rien n’était. Son souci premier du moment reste Smash.

Et pour régler le problème, le coach Tyler s’y attèle. Son retour ne se fait donc pas dans la meilleure des ambiances, et il se retrouve au milieu d’une équipe qui n’est plus soudée (et où d’ailleurs, on n’a pas l’air de s’inquiéter de l’absence d’un joueur et d’un coach). La résolution de l’affaire, ou dirais je le petit discours de Landry, était à mon goût de trop. Que l’amour du jeu, et surtout l’envie de gagner, permette à Saracen et Smash de régler une grande partie de leur différend, cela sonne juste, mais disons qu’on aurait pu éviter quelques clichés. Avec la résolution de cette histoire, j’espère qu’on va pouvoir repartir sur du neuf dans le cas de nos deux joueurs, et surtout qu’ils vont mériter d’être bien plus présent. Smash ne s’est pas encore retrouvé véritablement au cœur d’un épisode depuis le début, et on pourrait presque en dire autant de Matt. Pourtant, cette histoire est peut-être l’une des plus crédibles au vu de l’univers dans lequel la série évolue, et le potentiel des deux personnages, qui ont tous deux subi une évolution naturelle et logique (contrairement à Landry), fait qu’ils mériteraient d’être bien plus en avant.

Les problèmes du Coach Taylor ne s’arrêtent pas à son équipe de foot. De retour à la maison, il aimerait passer quelques moments privés avec sa femme, seulement, Tami n’est pas vraiment d’humeur, et n’en a pas vraiment envie. Il s’agit ici d’insérer quelques notes d’humour. J’adore la tête que fait Éric Taylor dans l’épisode, à plusieurs reprises d’ailleurs, quand il est avec sa femme.

On termine sur la fin de l’histoire au Mexique, avec Jason, Riggins et Lyla. Un peu déçu par la façon dont Riggins arrive à dissuader son ami. Je dirais que le saut dans l’eau de Jason était impeccable. Bien dosé, sans trop de dramatisation, et l’impulsion du personnage fait qu’on reste surpris par son acte, tout en le comprenant. J’aurais pourtant aimé une vraie engueulade, pas une dispute de deux minutes. D’un côté, voir Lyla se défiler est preuve de faiblesse psychologique, tout a fait en accord avec sa personnalité du moment, tout comme Riggins qui s’en va. Mais qui prend quand même un peu le temps de dire ce qu’il pense. Ça manquait d’étincelles, et ça sonnait assurément trop adultes entre adolescents. C’était assez déroutant, au vu du mélange. Entre les croyances de Lyla, l’amour de la boisson pour Riggins, et Jason, seule des trois à être presque adulte, mais vivant un des moments les plus difficiles de sa vie, j’avoue avoir trouvé le mélange assez étrange, en me disant « quel âge sont-ils censé avoir ? ». Il me semble, que, de toute façon, c’est l’un des principaux défauts de cette série, surtout quand on s’approche de Riggins, on semble oublier qu’ils n’ont pas encore fini leurs études, qu’ils sont encore en cours.

Un épisode entre deux vagues, qui continue sur la lancée de la saison.