Friday Night Lights – The Confession (2.09)
FNL parait avoir définitivement retrouvé son rythme d’antan, et malgré quelques idées scénaristiques un peu bancales, la série a enfin repris la route, calme et tranquille. On retrouve presque l’atmosphère de Dillon. Il ne manque plus qu’un peu plus de football. S’il me parait difficile de réussir à ré atteindre le niveau de la saison 1, nous sommes enfin parvenus à un joli compromis. FNL est redevenu FNL.

À la fin du précédent épisode, Landry venait se rendre à la police. Les choses ne vont pas se dérouler comme il l’avait prévu, son père et la police s’opposant quelque peu à sa confession pure et simple. On essaie de le mettre un peu sur la voie, on lui explique comment le système fonctionne. Landry veut juste confesser, admettre, régler ses comptes avec Dieu, quelle qu’en soit la conséquence. Mais le système n’est pas si simple. On lui dit qu’il est jugé en adulte ou alors, il doit dire qu’il s’agissait d’auto-défense, que son amie était en danger, et qu’il a fait cela pour la sauver. Landry a alors vaguement l’impression qu’il s’agit d’un mensonge, qui lui épargnerait la prison. Il considère qu’il doit choisir entre l’enfer ou la prison, et le choix est évidemment compliqué. C’est Tyra qui va l’aider, en lui disant qu’elle se considérait réellement en danger. En définitive, rien ne sera engagé contre Landry, et si Tyra en est soulagée (nous ne voyons pas la réaction du père, mais on peut aussi supposer qu’il ressent de même), Landry n’a pas l’air aussi satisfait. Cette intrigue est bien menée et, une belle conclusion a une histoire assez bancale. La scène d’ouverture est assez violente dans son style, Landry s’opposant à son père qui essaie de le faire sortir du commissariat. On sent que le personnage était au bout du rouleau. Rappeler ses croyances, et l’implication psychologique d’un tel acte aide à réaliser, et le tout n’est pas exagéré. Pour Landry, je ne suis pas sûre que cela soit réellement fini.

L’histoire de Tim Riggins, parti sur une note comique prend une tournure moins joyeuse, comme toute histoire dans la vie de Tim Riggins. Son colocataire commence réellement à le faire flipper, alors qu’il essaie de reprendre sa vie en main. Il finit par dormir dans sa voiture devant la maison du coach. Il est assez marrant de voir la place qu’occupe Eric Taylor dans la vie de ses joueurs de foot, il y avait longtemps que ce point de vue nous avait été exposé. Finalement, il doit représenter l’un des rares adultes dans lequel ils ont confiance, et c’est un symbole assez fort quand on pense qu’il s’agit d’adolescents. Ils écouteraient plus leur coach que leurs parents.

Herc met Jason en relation avec une jeune femme qui avait laissé une annonce sur un site, spécialisé pour les hommes en fauteuils roulants. Arrivé au restaurant, les choses vont se révéler loin d’être très saines pour Jason, et il va vouloir se défiler. Il réussit à convaincre la serveuse, qui va alors le raccompagner, et avec qui il va finalement passer la nuit. De retour chez lui, ses parents lui font une scène, car ils étaient inquiets. Il leur annonce alors qu’il va emménager avec Herc.
Jason n’était pas très présent depuis qu’il avait décidé de ne plus être coach. On sent qu’il est assez détendu, et son histoire est assez sympathique. Maintenant, il est temps pour lui de prendre son envol, comme on dit, et quitter le foyer familial est une très bonne idée. Jason évolue depuis longtemps dans un monde d’adulte (plus justifié que certains de ses camarades) et malgré son âge, sa situation fait que sa vie est complètement différente, et il est plus que temps, maintenant qu’il assume complètement son statut, de s’y intéresser.

Matt continue de roucouler avec Carlotta. Pour une fois, je dois dire que cette histoire ne me dérange pas trop. C’est assez sympa, surtout les éternels conseils de Smash. Depuis le temps, je n’arrive pas à comprendre que Matt l’écoute toujours. Il aurait du comprendre depuis longtemps que les conseils de Smash sont un peu foireux. Matt reste assez insouciant, comme si Smash en connaissait vraiment plus sur les femmes, et pouvait l’aider dans ses relations.

Chez les Taylor, la situation entre Julie et sa mère n’est pas totalement résolue. C’est une partie assez fade, bien qu’il soit intéressant de montrer que chez les Taylor, on s’engueule sans problème. Julie semble plus qu’avoir retrouvé le droit chemin, il ne restait plus qu’à Tami de le faire, et cet épisode s’en charge. Par contre, je me demande si la sœur de Tami va finir par avoir droit à plus de deux/trois scènes par épisodes. Elle est quand même peu présente pour le moment.

On termine par la partie football, qui met en scène Santiago et bien sûr, Buddy. Ce dernier se retrouve dans une drôle de situation avec Buddy qui le pousse sur le foot. Santiago n’est pas très expressif, et a clairement des difficultés à réaliser tout ce qui lui arrive. La scène où il engueule Buddy montre bien qu’il est désorienté, mais aussi que dans son ancien monde, les choses ne se passaient pas ainsi. D’une certaine façon, Buddy parait être en fait ce dont il avait besoin, quelqu’un qui le surveille, qui le pousse vers d’autres voies. Même si la seule voie que Buddy connaisse est le football. On assiste au match à travers les yeux de Santiago, la foule, la pression, sa première entrée sur le terrain. Ça nous manque un peu quand même, de ne pas en avoir plus…