Friday Night Lights - A Hard Rain's Gonna Fall (3.11)

Le comportement de J.D. exaspère son père, qui va même jusqu’à appeler les parents de Madison. La grand-mère de Matt a un accident, et Lyla ne se remet pas des derniers évènements.

Après un précédent épisode plus faible sur le plan scénaristique, retour au sommet pour Friday Night Lights, à qui, cette semaine, je remets la palme à J.D. et Tim, deux personnages qui ont fait du chemin cette saison.

J.D. se comporte enfin comme un adolescent normal. Sa passivité laissait au départ perplexe, avant la découverte de son univers, et surtout de l’autoritarisme dont faisait preuve son père, un homme que l’on a d’abord appris à ne pas aimer à travers le merveilleux Coach Taylor. Puis, nous avons réellement fait la connaissance de J.D. qui n’avait besoin que d’un peu d’aide pour s’émanciper. Ce qu’il fait, allant à l’encontre des ordres de son père, petit dictateur en puissance sur tout ce qui touche à la vie de son fils. On ne peut pas dire que J.D. fait quelque chose de mal, il se comporte en adolescent normal. On a tellement la vision de son père qu’on n’oublierait presque de se demander ce que veut son fils, et qu’elles sont ses plans d’avenir. On voit ainsi J.D. prendre son indépendance, et son père de plus en plus frustré de constater que son fiston ne l’écoute plus. Jusqu’à l’explosion, où J.D. va lui répondre. Joe McCoy va dépasser les limites, en frappant son fils. Nous sommes à Dillon, et juste à côté, se trouvent les Taylor. Ils sont toujours là quand il faut, et présents pour tout le monde. Il n’y a rien à dire, ils sont fantastiques.

Cette saison aura vu Tim Riggins se diriger vers une voie que j’admets, je ne l’aurais pas vu emprunter. Il est plus calme, responsable, posé. Tim Riggins est devenu plus sage. Oui, qui aurait cru qu’on allait un jour écrire ces paroles. Encore mieux, dans cet épisode, Tim est le petit ami par excellence, et ce n’est sûrement pas moi qui irais le contredire quand il dit qu’il fait du bon job dans ce rôle là. Lyla se morfond, car elle n’a plus d’argent pour ces études. Sa passivité est assez agaçante, à dire vrai, surtout qu’on sait qu’elle est dans le haut du panier sur le plan des notes, et encore plus quand on découvre qu’elle est acceptée. Je peux encore le concevoir, suite à l’échec, je peux comprendre Tyra, après avoir autant ramé, mais je ne pourrais jamais, quand toutes les portes vous sont ouvertes, trouver de justification au fait de baisser les bras ainsi. La question financière est certes primordiale, mais elle n’est pas l’élément déterminant ouvrant les portes de l’université de ses rêves (différence entre nous et eux, si on peut dire). Heureusement, Tim est là, et il est parfait de bout en bout, quand il lui laisse le temps de se remettre, quand il la laisse se morfondre, et quand, enfin, il lui dit qu’il est temps qu’elle se relève. Au moins, Lyla a quelqu’un de fiable dans sa vie, car son père, à qui elle ne parle plus, semble encore sur une pente douteuse, avec des plans foireux.

Nous allons dans cet épisode assister à quelque chose de prévisible depuis le début de la série, et tout particulièrement cette saison : la détérioration psychologique de la grand-mère de Matt. C’est assez difficile, et émotif, et heureusement qu’aujourd’hui, la mère de Matt est là. Je l’ai trouvé dur avec elle quand sa grand-mère à son accident, mais son comportement est compréhensif. C’était pénible de le voir réaliser l’état d’avancement de la maladie, et c’était touchant de le voir s’excuser auprès de sa mère. La vie de Matt n’a jamais été un long fleuve tranquille, on a définitivement des difficultés à l’imaginer, après tout cela, aller mener la vie d’un adolescent ordinaire à l’université. C’est étrange, quand on y songe.

Pour alléger ce flot d’émotions, nous avons Tyra et Landry. Drôles et impeccables. De la répartie, des scènes qui mettent de bonnes humeurs, et le retour à cette relation qu’il avait et qu’on aimait tant. Tyra a bossé dur, mais elle n’a pas assez progressé. Difficile de savoir là aussi ce qu’elle va faire, mais le parallèle avec sa sœur est bien amené, le bonheur simple d’une vie à deux, et d’un autre côté, le fait que Tyra a voulu plus, qu’elle n’a pas fait ce qui était facile. C’est finalement cela que lui dit sa mère, qui aiment ses deux filles autant, mais dont l’une, aussi merveilleuse soit-elle, ne l’a jamais surprise, alors que l’autre a pris des décisions qu’on n’attendait pas.

Il se passe tellement de choses que j’ai même oublié d’aborder le match, sous la pluie. Cela faisait longtemps qu’on n’en avait eu un sous ce temps-là.

Il ne reste plus que deux épisodes pour conclure cette saison de Friday Night Lights, notre équipe de football se dirige vers la grande victoire. Cela serait un beau final. On retrouve tout ce beau monde le 7 janvier.