Friday Night Lights - A Sort of Homecoming (4.04)

Coach Taylor tente de son mieux pour arranger un pep-rally avec les anciens joueurs de East Dillon Lions. Debby demande à Julie de l’accompagner dans un bar homosexuel. Beckie réussit son audition pour Miss, mais les évènements ne tournent pas comme elle le souhaite. Les tensions entre Luke et Vince grimpent d’un cran.

Matt : Texas forever, right?

Aussi stupides et immatures qu’on l’air d’être J.D. McCoy et sa bande, A Sort of Homecoming fait ressortir un manque. Celui de West Dillon. Ce qui fut pendant trois saisons juste Dillon, et qui a dû étrangement muter en cette quatrième saison. Si Buddy Garrity se sent malade, à cause de la trahison, orphelin sans Panthers, par moment, il est difficile de ne pas être un peu pareil, surtout au vu de ce qu’affronte Eric et Tami, tous les deux en lutte perpétuelle contre autrui pour essayer de tirer le meilleure d’une situation clairement mauvaise.

Il est surtout difficile de parfois connecter avec Jess et Becky, toutes deux étant quelque peu engluées dans des clichés scénaristiques ou des situations un peu forcées. S’il y a une chose que Friday Night Lights n’a jamais totalement maitrisée, c’est bien les histoires raciales et Smash était un personnage magistral pour n’avoir été que très rarement traité pour sa couleur. Quand ce fut le cas, ce ne fut clairement pas très bien abordé. Le problème ici est que la relation entre Jess et Landry parait être installé pour explorer une espèce de creuset culturel, tandis que Becky n’arrive pas à s’affirmer, et n’a pour elle, que la présence et la gentillesse de Riggins pour la rendre intéressante.

Vince et Luke sont alors à l’heure actuelle les deux jeunes ajouts qui s’opposent continuellement et qui, en même temps, s’imposent à nous. Ils sont là, ils font partie de l’équipe, et dans leur conflit et leur respect envers le coach, leur relation prend du poids, un sens, et eux, deviennent réellement part entière de Dillon. À l’approche du départ de Matt Saracen, c’est essentiel, et cela, au moins, est parfaitement maitrisé.

Saracen, justement, a eu des débuts un peu houleux, mais cet épisode lui offre enfin l’opportunité de s’exprimer sur les choix qu’il a faits, sur  sa décision de rester, poussés encore plus par l’avenir de Julie semblant être à l’autre bout du pays. Texas Forever, peut-être, mais pas pour Matt, qui y croit clairement moins que Tim, avec qui il est parti chasser. Une association nous rappelant l’ancien temps, l’ancienne équipe, et qu’il est temps d’aller de l’avant. Pour Matt, ce qui risque de servir de déclic vient de frapper à sa porte en uniforme : l’armée vient annoncer la mort de son père. Je pensais personnellement que pour l’entrainer loin de Dillon, c’est la maladie de sa grand-mère qui l’emporterait. J’avoue alors que la mort de son père est alors surprenante, mais finalement, est exactement ce qu’il fallait.

Des rapprochements (entre Landry et Jess), une pression sociale importante (pour une Tami qui a besoin de chocolat), un assistant-coach dans un bar homosexuel, la recherche de fonds (pour Eric et ses East Dillon Lions) et un Buddy Garrity en perdition, cherchant un nouveau port d’attache sportif. A Sort of Homecoming continue donc sur la lancée, développant avec la même intensité qu’à son habitude la situation de crise dans laquelle l’opposition entre rouge et bleu affecte douloureusement la famille Taylor. Certains nouveaux protagonistes ont encore besoin de s’affirmer, mais au-delà de cela, c’est surtout Matt, ses doutes, et ce qui l’attend qui rendent cet épisode plus fort et plus oppressant.