Friday Night Lights - After the Fall (4.02)

Buddy révèle au Coach qu’un des joueurs des Dillon Panthers a fourni une mauvaise adresse, et qu’il devrait se trouver dans son équipe. Cela va alors créer des conflits pour Tami, de nouveau opposé à Joe McCoy. Matt est envoyé en stage chez un artiste local, alors que Tim doit se trouver un logement.

Riggins : You… look different.
Coach Taylor : It’s the color
Riggins : Yeah, it’s pretty red.

Il y a une sensation totalement surréaliste qui se dégage de cette nouvelle saison de Friday Night Lights, se mélangeant à un aspect d’une authenticité presque déroutante.

Le surréalisme né des quartiers où nous emmène le coach Taylor. Non pas que l’on plonge dans l’univers de Baltimore, mais Vince et ses amis vivent clairement dans des zones très loin de l’image cultivée par la série au cours des trois précédentes saisons. Dans cette ville déjà économiquement brisée, le redécoupage nous entraine dans des eaux encore plus misérables. Il est quand même à moitié perturbant qu’après un accident, la jeune Jess Merriweather (Jurnee Smollett) parle à Landry comme s’il était un fils à papa… Ce qu’il est presque pour quelqu’un comme elle, travaillant d’ailleurs aux côtés du sien (Steve Harris). C’est donc ainsi que nous sommes introduits à la demoiselle, dont il est difficile de faire l’impasse sur le fait que c’est avec Landry qu’elle a ses premières scènes.

Et ce n’est pas la seule à nous être introduit, et celle de Luke (Matt Lauria) est clairement l’une des plus réussis à l’heure actuelle. Sur le terrain de foot, avec Tami lui annonçant qu’ils ont découvert qu’il avait menti sur son adresse, l’adolescent s’effondre à l’idée de devoir quitter les Panthers. On peut déjà imaginer les difficultés arriver, lui qui apparaît si propre sur lui, si gentil, petit mélange de timidité et de bonne éducation qui n’est pas très présent dans le coin, et encore moins à East Dillon.

Cette histoire apporte d’ailleurs son lot de problèmes, car on n’enlève pas un des meilleurs Panthers à Joe McCoy sans que ce dernier vienne se faire entendre. Ces conflits nous rappellent à leur façon ceux connus avec Voodoo, mais se place à une autre échelle, et envenime encore plus la relation entre Tami et le père McCoy, encore plus détestable quand il ne parle pas. Voilà même que le couple Taylor se dispute, tous deux bien embêtés, entre elle qui reçoit des menaces qui pourraient entacher la carrière de son mari, et ce dernier qui n’a plus du tout d’équipe, celle-ci ayant déserté par sentiment de trahison après le forfait, comme nous l’apprendra Landry.

Voilà que le coach dans sa voiture se voit accoster par un homme lui déclarant qu’il a perdu son « inner pirate« . Un étrange moment, en effet, mais à la fois, qui respire justement de réalisme, avec Eric dans sa voiture, silencieux, écoutant le discours débité d’ailleurs par Mike Leach (coach américain). Notre coach se bat comme il peut, et voir Tim Riggins faire son apparition après avoir déposé Becky à son école. La jeune étudiante s’impose, ou disons-le plutôt, les scénaristes nous l’imposent, et de tous les arrivants, elle est assurément la moins bien amenée, en même temps qu’on voit venir de très très loin ce qui se prépare entre elle et Riggins, qui finit dans la caravane de la mère de cette dernière (Alicia Witt), se trouvant dans le jardin.

D’ailleurs, si cet épisode rate réellement quelque chose, c’est avec Matt. Le voilà à aller faire un stage chez un artiste exubérant, un peu trop stéréotype télévisuel, pour une histoire qui ne s’insère pas vraiment dans le contexte actuel de la série.

Mais, passons, car le reste est parfaitement maitrisé, dosé et orchestré pour nous offrir un excellent épisode.

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CaroleC
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