Matt, de retour pour Noël, retrouve Julie. Eric et Tami ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la direction à emprunter pour leur futur, alors que les Lions se préparent pour le grand match.

Avec les médias sur le terrain, Friday Night Lights nous renvoie encore une fois au début de la série, alors que les minutes nous menant à la conclusion son palpables. Cet éternel mélange d’histoires, entre passé, présent et futur, mènera ce dernier épisode, pour un dernier tour en notre compagnie – quelques beaux plans à l’appui et la véritable volonté de s’arrêter pour bien regarder.

Au-delà du match et au-delà du football, Friday Night Lights fut au sujet de Dillon et de ses habitants, et c’est leurs existences, leur joie et un peu leur peine qui vont tout d’abord être mises en relief. Les décisions de Matt et Julie, à la fois si jeune et si juste, Tim Riggins voyant le bout du tunnel au Texas, Becky retrouvant sa mère et Luke, la tristesse de Mindy, Landry et Matt comme au bon vieux temps, le coup de téléphone à une heure trop tôt de Buddy, Vince et ses parents, Jess et sa relation bouleversée avec les Lions …

Entre notes comiques épaulées par un Eric Taylor fort inspiré dans une première partie, et les moments touchants pour ses jeunes où l’avenir est à la fois merveilleux et effrayant, Friday Night Lights nous conduit naturellement là où l’on se doutait qu’elle irait. Le plus gros doute qui subsistait concernait bien le couple Taylor, avec un avenir à Philadelphia pour Tami, et la difficulté de laisser derrière soi cette histoire particulière pour Eric. Mais, la vérité est que la décision est naturelle ; ce n’est pas pour cela qu’elle ne fut pas difficile pour le couple qui trouve un écho et un rappel avec Julie et Matt. L’éternel retour vers le chemin parcouru, vers l’histoire de la série, où tout a commencé et où elle va se terminer.

À l’image du dernier match que la série nous offrira et de tous les regards braqués vers le ballon, le résultat n’est pas ce qui compte. Ce qui importe, c’est le chemin parcouru, c’est la sensation du lancer, l’effort mis, l’accomplissement. Bien sûr, East Dillon joue pour gagner, mais si la caméra décide alors de nous entrainer 8 mois plus tard, c’est assurément un ultime procédé technique et narratif mettant en relief ce qu’était réellement la série.

L’influence de chacun sur l’existence de l’autre. Comme Jess déclarant au coach que son temps avec l’équipe fut la plus belle expérience de son existence ; la relation père/fils d’Eric et de Vince qui trouve une conclusion qui aura à tout jamais façonné l’avenir de l’adolescent, un parmi d’autres ; Buddy Garrity Jr. ayant trouvé sa place à Dillon grâce au football (et le regret que son amitié avec Hastings ne fut pas mise plus en avant, mais les simples plans ont fait tout le travail) ; les rêves de Tim et de Tyra ; un futur qui ne se doterait pas de ses couleurs s’il n’y avait pas eu Eric et Tami sur leur route, …

La vie, quoi qu’il arrive (et le résultat nous sera fourni avec une belle subtilité), continue. La série le montre, et le fait avec cette teinte de mélancolie et d’optimisme qui lui est propre. À Dillon ou non, les personnages se dirigent vers un futur qu’on peut aisément concevoir rempli de moment heureux et de difficultés à surmonter.

Fidèle à elle-même, Friday Night Lights avait commencé en nous faisant découvrir la ville de Dillon, et elle nous la fait quitter presque le cœur  brisé, mais touché et heureux. La ville était fictive, mais elle fut bel et bien réelle pendant 5 saisons.

Clear eyes. Full heartsWe’ll deal with that later.