Friday Night Lights
Il y a quelques mois, je faisais les critiques des épisodes, chaque semaine. J’ai dû arrêter car arrivé en janvier, je n’avais plus le temps de regarder tout ce que je regardais à l’époque, FNL étant une nouveauté, je l’avais mise de côté, tout comme Heroes. J’ai depuis rattrapé mon retard pour les deux séries. Il est donc venu le temps du Bilan.

Pour rappel, FNL raconte l’histoire de la ville de Dillon, ou plutôt de son équipe de Football (américain). Petite ville du Texas (« Texas Forever »- Riggins), Dillon est économiquement en crise et ses habitants comptent sur deux piliers pour leur donner de l’espoir, Dieu et l’équipe de Foot. Le Coach Taylor arrive en début de saison. Il a la dure tâche de faire gagner l’équipe qui va perdre son Quaterback numéro 1, Jason Street, lors du premier match. Ce dernier va se retrouver paralysé, laissant sa place dans l’équipe au très timide Matt Saracen.

Friday Night Lights est la surprise de l’année. Une surprise assez grande, car c’est un Teen Show et aussi, car ça passe sur un grand Network, NBC. Certains vous diront, si tu n’aimes pas le Football américain, ce n’est pas grave, il faut quand même regarder. Et bien, je dirais que ce n’est pas tout à fait vrai, il faut plutôt dire, si tu n’aimes pas les Teen Shows, il faut quand même regarder. Le football américain dans FNL, c’est comme les incendies dans Rescue Me, c’est indispensable, ça justifie tout, mais ce n’est pas très présent. À Dillon, on regarde le foot, on pense foot, on vit foot, on fait des métaphores sur le foot, et j’en passe. Le problème principal du football américain, en France, est que c’est assez peu connu, mais la série est assez bien faite pour que l’on n’ait pas besoin de tout saisir du jeu pour en apprécier les enjeux.

Principalement orienté sur les jeunes, les stars de l’équipe, la série est bel et bien un teen show. La majorité des thèmes inhérents à ce genre sont présents, mais le traitement diffère aussi bien dans le fond, que dans la forme. L’identité visuelle du show est très éloignée de ce qui se fait habituellement pour ce genre, ou même, simplement, sur les Network. C’est un des éléments primordiaux qui donne son âme à la série. Son ambiance musicale, indispensable de nos jours, est tout aussi atypique. En évitant le sempiternel Snow Patrol à chaque moment émotion, on gagne en crédibilité.

La série, inspirée d’un livre, a été adapté pour le cinéma par Peter Berg qui s’en occupe aussi pour la télévision. Il connaît donc son sujet sur le bout des doigts. Mais il n’est pas venu tout seul, car il a amené avec lui des acteurs déjà présents dans le film, Connie Britton, Brad Leland ou encore Katherine Willis. Ces derniers héritent des rôles des parents des joueurs stars des Panthers. A cela s’ajoute un casting de jeunes acteurs assez prometteurs, sans réelles erreurs de casting. Kyle Chandler, quant à lui, reprend le rôle tenu dans le film par Billy Bob Thornton, à savoir, le Coach, le personnage le plus important de l’histoire. Si vous vous souvenez de ce que je disais lors de la première demi-saison, le coach n’était, à mes yeux, pas assez présent. Une erreur qui fut bien vite corrigée. D’ailleurs, au fur et à mesure que la saison avançait, on est arrivé à une sorte d’équilibre presque parfait, une maitrise sans pareil, dans l’utilisation des personnages. Tous ont été développés, même ceux qui n’étaient au début que secondaires. Et c’est là que réside la vraie force du show. En permettant aux adultes de prendre autant d’importance, si ce n’est plus, l’histoire est devenue très cohérente. En donnant à chaque personnage une voie à suivre qui lui est propre, mais qui n’est jamais éloignée des autres, les scénaristes ont réussi à porter leur série au-dessus du lot.

Pour ne pas continuer éternellement, je voudrais tenter de résumer ma pensée sur Friday Night Lights. C’est assez dur de faire comprendre ce qui m’a accroché, ce qui m’a fait adorer cette série, ce qui me donne envie d’en voir toujours plus. Surement ses personnages réalistes aussi bien dotés de qualités que de défauts. Peut-être aussi l’implication émotionnelle que l’on ressent en la regardant. Certaines personnes qualifient la série avec des superlatifs incroyables. Il est difficile de ne pas en faire autant, mais cela risque de rebuter les plus sceptiques. Loin des standards imposés par son genre et son média de diffusion, Friday Night Lights passionne, mais ses principales qualités sont aussi les raisons de son semi-échec populaire. La différence à la télévision, même quand elle est source de qualité, ne génère que trop rarement le succès mérité. Il n’y a que trop de peu de shows de ce niveau, actuellement, pour se permettre de passer à côté. La bonne nouvelle est que grâce à son immense succès critique et au soutien du directeur de la chaine, FNL revient en saison 2. L’attente se fait déjà longue.