J.D. McCoy attire de plus en plus l’attention, éclipsant Matt. Tami découvre que sa fille s’est tatouée, et que les notes de Tyra sont en baisse. Jason veut prouver à Erin qu’elle peut compter sur lui.

L’épisode s’ouvre sur une scène intense, vu que nous sommes en plein match de football, et qui va nous rappeler inévitablement la place de Matt dans l’équipe, qui tout doucement se désagrège, mis en image par le plan déjà vu dans la série de Matt, s’éloignant de l’équipe, alors que cette dernière encense J.D.

En ce début de saison, sans grande difficulté, c’est donc Saracen qui est au cœur de la partie la plus émotionnel et prenante. Entre le football et le retour de sa mère, l’adolescent fait fasse à différents sentiments, et il a des possibilités d’extérioriser. Il va être franc avec le coach, et prêt à quitter l’équipe, une décision que l’on comprend parfaitement. Tout particulièrement si on s’arrête sur la vie qu’il mène, à devoir s’occuper de sa grand-mère. Sa mère essaie du mieux qu’elle peut de prouver sa bonne volonté, et peut être pour la première fois depuis longtemps, ils auront une discussion basique, quand Matt lui apprend ce qui lui arrive, mais assez symbolique, dans le sens où il est à la place de l’adolescent qui se confie, un rôle qu’il n’endosse quasiment jamais.

Pour continuer avec les joueurs de football, l’épisode marque le retour de l’ancienne star de l’équipe, Jason Street. Papa, il vit toujours à Dillon, avec Herc, alors qu’Erin, la maman, travaille. On sait bien que ce n’est pas le bonheur complet, mais il fait du mieux qu’il peut, et son enfant a apporté un rayon de soleil dans sa vie. Nous n’avions pas de nouvelles de Jason depuis le début de la saison, et on aurait pu espérer une entrée en matière un peu plus complexe, car on sait forcément où tout cela va nous mener. Mais Scott Porter dégage suffisamment d’émotions pour éclipser une partie des faiblesses de l’intrigue, et revoir Herc, le voir trainer avec Riggins, cela est quand même plus que plaisant. Ils vont tous ensemble – avec Billy – acheter une maison, et pas n’importe laquelle, celle de Buddy Garrity. Il est vraiment drôle de voir Riggins ressortir le même discours que Buddy pour convaincre tout le monde, à chaque fois. Le but est de retaper la maison, pour la revendre. Un plan financier qui s’orchestre sans qu’on s’en rende compte à moitié grâce à Riggins, et pour le reste, par la force de Street, qui veut absolument prouver à Erin qu’il peut subvenir aux besoins financiers. Cette dernière va alors lui annoncer qu’elle repart chez ses parents, avec leur enfant forcément. Spécifier qu’il aura le droit de venir voir son fils est presque une insulte à ce niveau là, alors qu’elle s’éloigne volontairement, sans même lui demander son opinion.

L’épisode est aussi comblé par deux autres petites histoires, surtout là pour montrer les doutes de Tami, et la facilité de la dérive de la jeunesse, sans pour autant aller dans des extrêmes. L’affaire du tatouage avec Julie est assez exagérée, mais l’inquiétude de Tami pour Tyra est légitime, surtout qu’on ne sait rien de Cash le cowboy.

Ce n’est pas le meilleur épisode de ce début de saison, qui possède quelques faiblesses, surtout dans ces intrigues secondaires et féminines, mais ces dernières ne sont pas ce qu’il y a plus présent dans l’épisode.