La rentrée est bientôt là, ainsi que le premier match de football. Alors que Julie et Landry sont sur le point de quitter Dillon pour l’université, Tami prend ses nouvelles fonctions à East Dillon et Eric cherche à recruter un nouveau joueur.

C’est la dernière saison pour Friday Night Lights, une notion qu’il est difficile de se retirer de la tête, tout particulièrement quand celle-ci s’ouvre sur un épisode qui est beaucoup marqué par l’émotion.

Le retour à Dillon se fait par la petite porte, avec un coach Taylor sous tension à l’approche du premier match, et surtout Billy allant rendre visite à un Tim Riggins déprimé (et qui nous déprime par la même occasion) en prison. Un pré-générique qui met en place un ton doux amer déterminé à ne quasiment pas nous quitter.

Et pour cause, la vie à Dillon ne parait se simplifier pour personne, et surtout pas pour ces jeunes aux parents absents. Impossibilité d’avoir les acteurs au moment précis ou non, qu’importe, car au final, il faut gérer avec la mère de Becky travaillant dans un casino, la jeune fille étant alors chez sa belle-mère (son père partant sur les routes), et Jess devant s’occuper de ses frères, car son paternel travaille pour la franchise, participant à l’ouverture d’autres restaurants. La première est complètement rejetée alors que la deuxième se doit d’endosser un rôle parental difficile, face à l’un de ses frères qui grandit et moins prompt à l’obéissance. Je retiendrais surtout Becky, définitivement émouvante, venant sonner à la porte de Billy, frère désespéré de trouver comment payer sa dette envers Tim. La route est longue, et elle semble passer par le football, le coach Taylor se voyant poser en modèle de vertu.

Eric, justement, n’est pas épargné par le sentiment de mélancolie, Julie s’apprêtant à prendre la route pour l’université. Épaulée par quelques scènes familiales touchantes, la famille Taylor participe d’ailleurs à amplifier un autre sentiment, celui d’une coupure quasi définitive avec West Dillon et les Panthers. Il nous reste l’évocation du début pour nous ramener justement au lancement de la série, alors que tout ce qui connectait avec cette période parait s’être volatilisé. Tami travaille maintenant dans le même établissement que son mari, et Julie et Landry semblent s’en aller avec les dernières connexions – bien qu’il ne s’agit pas d’au revoir. De l’histoire passée, on va de l’avant, sans pour autant ne pas jeter un regard en arrière, surtout pour Landry, qui marque son départ en allant voir la grand-mère de Matt, et en parlant de ce dernier avec Julie.

La vie continue et les pointes d’humour qui l’accompagne avec. À commencer par la scène sur le terrain de basket ou du coach demandant à Luke et Vince de lui recruter un nouveau joueur, Hastings Ruckle – et à l’évidence, il est tout à fait normal qu’on ait des difficultés à saisir son nom ! Une intégration qui se fait un peu sur le tas, mais qui impose aisément le personnage n’ayant pas trop de difficulté à trouver sa place. On peut quand même déjà voir les moments difficiles se profiler à l’horizon. Dans le registre, Tami n’est pas épargné, et l’épisode prépare avant tout le terrain, nous explicitant ce qu’elle devra affronter par la suite, qui risque d’être singulièrement éprouvant.

Friday Night Lights revient avec un épisode nous replongeant directement dans l’ambiance de la série, imposant ses nouvelles directions avec le ton qui lui est propre. Entre quelques notes comiques, scènes touchantes, et évolution narrative, la série s’offre un retour qui annonce une saison plus que chargée en émotions.

Eric : Well, you live in Texas now. You love the game of football. You just don’t know it yet.

avatarUn article de .
CaroleC
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