Tous les yeux sont rivés sur Dillon pour le début des playoff, particulièrement quand le match de l’école est choisi pour être diffusé à la télévision sur le réseau national. Riggins reçoit la visite d’un recruteur pour l’université, alors que la grand-mère de Matt panique quand elle apprend que ce dernier pourrait partir l’année prochaine pour ses études. Pendant ce temps, Tyra est à Dallas, avec Cash.

Friday Night Lights s’était absenté pendant une semaine, et revient donc pour le premier match des playoffs des Dillon Panthers. C’est donc la dernière ligne droite vers la victoire (ou l’échec) pour l’équipe, tandis que nous nous dirigeons quant à nous vers la fin de saison. 5 matchs. 5 épisodes. Étrangement, je ne les vois pas perdre cette saison, mais je pense que si cela doit arriver, il y a de fortes chances que cela soit dans le dernier match.

Quoi qu’il en soit, tout le monde sait que les épisodes comportant plus de football, et un peu plus d’Eric Taylor ne peuvent que me rendre heureuse. La première partie étant pas mal axée sur ces deux éléments, ce n’est donc que du bonheur. Le coach, en plus de délivrer des speechs comme personne, est un mari merveilleux et attentionné, jonglant entre ces obligations professionnelles, et offrant un bel anniversaire à sa femme. Pour le rendre encore plus parfait, quand le téléphone de Tami sonne, et qu’il faut aller chercher Tyra, qui réalise enfin son erreur, il n’est peut-être pas totalement heureux, mais il comprend et il le fait, bien entendu.

Hors le football et la famille Taylor, il s’agit ici sûrement de l’un des épisodes les plus complets, ou l’on retrouve la plupart des protagonistes. À l’exception de la famille McCoy, nous devons voir à Dillon tous les visages les plus familiers. Ils ne sont pas tous mis en avant, mais nous les voyons, et finalement, c’est peut être l’un des épisodes les plus équilibrés sur ce plan-là.

On détermine enfin l’avenir de Riggins, cet homme qui n’a besoin que de femmes et d’alcool pour faire son bonheur. Aujourd’hui, il ne veut que Lyla, la petite chanceuse. Et cette dernière est décidée à lui faire prendre la direction de l’université. On tourne un peu autour du pot pour cette intrigue depuis que le sujet a été abordé, nous le réglons enfin. C’est sans surprise, il faut le dire, à l’exception peut être de Lyla prenant une cuite avec la sœur de Tyra. Cela, c’était drôle et spontané.

Aussi sur le tapis depuis peu, le futur de Matt, une fenêtre ouverte par sa mère, depuis son retour, et qui fait beaucoup pour son fils, qui parait de plus en plus sincère, et on a des fois du mal à se dire qu’elle n’était pas là avant, tellement sa place au sein de la famille est justifiée et nécessaire. Il a des problèmes avec sa grand-mère, et si tout ne va pas être résolu d’un coup de cuillère à pot, le ciel s’éclaircit un peu. Sa mère a de la volonté, et veut vraiment qu’il aille à l’université. Il est d’ailleurs intéressant de voir à quel point c’est primordial dans leur environnement, à Dillon, pour ces jeunes, de prendre cette direction. Beaucoup d’entre eux n’y pensent pas forcément sérieusement, mais il semble que cela fasse partie des rêves de certains élèves, et quand ce n’est pas le cas, c’est celui des parents.

Cet avenir, justement, Tyra l’a mise en péril. On ne sait trop si sa semaine de vagabondage avec Cash va lui coûter, mais il est clair qu’elle va avoir tiré une leçon de toute cette aventure. Cela partait de façon assez bancale, mais l’intervention de Tami et Eric crédibilise presque le tout, comme si soudainement, on réalisait que c’était une pure erreur d’un égarement adolescent. Il faut bien avouer qu’Adrianne Palicki, comme beaucoup de ce casting, ne fait pas 17-18 ans, mais porte très bien ses 25 ans. C’est un peu le problème de Friday Night Lights, à vrai dire, ses beaux acteurs ne font pas, en grande partie, jeunes. Des Tim Riggins vous en avez croisé beaucoup vous, pendant vos années lycées ? Ainsi, dans un décor assez adulte, avec des intrigues matures, on peut presque oublier parfois qu’ils ne sont qu’adolescents.

Friday Night Lights
, fidèle à elle-même, maintient son niveau qualitatif.