Reprise des cours et début de saison pour les Dillon Panthers.

It’s feel like home again. La saison 2 s’était pendant un temps égarée, et les annonces de Jason Katims ne m’avait pas des plus rassurés, mais ce season premiere va abattre plus de la moitié des doutes et craintes qui avait pu naitre. Retour à Dillon, et retour sur le terrain de foot. Je ne m’en étais pas spécialement rendu compte, mais qu’est ce que ça manquait.

Un peu plus de 50 minutes pour tout remettre en place, après une seconde saison légèrement écourté, et quelques moments sont au départ expéditif pour nous fournir le plus rapidement possible les informations nécessaires : Tami est directrice, Tyra et Landry plus ou moins séparé, Riggins et Lyla en couple non affiché, Smash sans avenir. Pour les autres, c’est plus ou moins la même chose. Santiago est porté disparu, au même titre que Jason Street. Du moins, pour le moment. Une explication viendra sûrement plus tard.

Ce qui m’avait particulièrement manqué la saison passée fut le football, les entrainements, les conflits, la transpiration, le stress, les matchs et le coach. Certes, ce dernier était toujours là, mais impliqué de façon différente.

Presque un retour aux sources ici, car je ne me rappelle plus quel est le dernier épisode où Eric fut aussi impliqué, et c’est un bonheur d’être en compagnie de Kyle Chandler. Tout ce qui s’articule autour des Dillon Panthers est presque parfait. Buddy Garrity, Tami découvrant la dure réalité financière de l’école et du football, Eric, à la fois soutien de Smash et faisant aussi la connaissance d’un père déterminé à ce qu’il fasse de son fils une star du foot, au détriment d’un Matt Saracen toujours effacé, et qui, en un regard, exprime tristesse et solitude. Pleins de petits éléments qui se dévoilent et s’étoffent, et qui vont, sans aucun doute, construire les grandes trames de la saison.

Loin du football, la vie ordinaire d’un jeune à Dillon. Tyra rêvant toujours de quitter la ville, et découvrant que la route va être encore plus difficile que ce qu’elle ne se l’était imaginé. Lyla flirtant avec Riggins mais refusant d’afficher en public leur relation, car elle n’a pas assez confiance en lui. Cela aurait pu être mal fait, mais voir Riggins au milieu de toutes ses femmes, sex appeal et cool attitude de haut niveau, avec une Lyla à la fois éberlué et énervé, cela se révèle à la fois drôle et presque touchant. On la comprend un peu, et on le comprend aussi. Quant à Tyra, elle rappelle la difficulté de s’en sortir, de réussir à se construire une vie, quand on est né au mauvais endroit, au sein d’une famille qui veut peu.

Il y a de forts échos à la saison 1. Smash au bord de l’abandon rappelle presque un Jason Street. C’est sans compter sur le coach Taylor, prêt à mener une croisade, car il a besoin que quelque chose de bien arrive. Tyra et ses études, loin d’une histoire de meurtres, plus proche des chiffres et de la réalité. Garrity de ses grands jours. Tim Riggins torse nu… Ce n’est pas parfait, l’évolution de certains personnages est encore floue : comment Lyla est passé de la religion à Riggins ? A-t-elle vraiment arrêté de croire en Dieu ? Comment Tami est-elle devenue directrice, et pourquoi prendre un travail encore plus difficile que le précédent alors qu’il était déjà compliqué de gérer la saison dernière avec le bébé ? Que fait encore Riggins au bahut, lui, qui a déjà changé au moins deux fois d’âge, censé être au même niveau que Smash ? Incohérences, oubli involontaire ou non, tant pis.

Nous retournons à Dillon, Texas, avec les habitants, leurs difficultés et le football. La vie d’une ville qui vibre le vendredi soir. Comme le dit Buddy Garrity :

Love and football are the two greatest things in the world.