Friday Night Lights - Injury List (4.11)

Pour continuer à jouer, Luke doit trouver un moyen de se fournir en drogue ; Vince travaille pour Calvin et ses activités criminelles vont avoir une fin tragique ; Riggins devient propriétaire et décide de fêter l’évènement en emmenant Becky et sa mère au restaurant ; La mère de Luke accuse Tami d’avoir poussé Becky à pratiquer un avortement ; Julie reçoit un coup de téléphone de Matt.

Après Injury List, il ne reste que deux épisodes pour la saison, et cela se ressent. Une sorte de calme enveloppe les drames de Dillon, les éléments se mettent en place pour la fin, et entre nous, c’est peut-être l’un des plus faibles épisodes de la saison. La saison dernière, c’était l’épisode 10 qui marquait la baisse de régime.

Il faut aussi dire ici que l’on n’est pas trop aidé par les évènements qui se déroulent, bâti un peu trop autour des intrigues ou développements les plus faibles. Au sommet, c’est ce bon vieux Tim, devenu un homme bon et responsable (mais pas parfait, n’allons pas abuser). Il est amusant de voir le revirement et surtout l’évolution du personnage, qui est assez impressionnante et naturelle. Nous sommes arrivés au Tim d’aujourd’hui par un processus logique, mais que cela n’empêche pas qu’il soit victime des mêmes quiproquos ! Alors, autant dire qu’après avoir essayé de le séduire, la mère de Becky n’apprécie pas de le trouver au lit avec sa fille – à regarder un film, mais cela, elle n’en a cure. Difficile ici de ne pas penser au Coach Taylor ayant foutu Riggins à la porte de chez lui, croyant qu’il batifolait avec une Julie saoule (There Goes the Neighborhood – 2.10). La scène avec Becky venant le voir après coup permet de sauver les meubles en se montrant touchante et exposant l’importance que leur relation a eue dans la vie de la jeune fille, qui manquait singulièrement de repère. Tim en fut un.

Jusqu’au bout ou presque, malgré toute la sympathie que j’ai pour Vince, ce côté bad-boy illégal ne m’a pas du tout convaincue. « Dillon n’est pas Baltimore » est ce que je n’arrête pas de me répéter. Ce monde là, développé à travers Vince, ne colle définitivement pas à l’image de la ville côtoyée trois ans durant, et si certaines bonnes choses en sont ressorties, c’est définitivement Calvin qui incarne les plus grandes erreurs. Ajoutons à cela que l’on continue de façon un peu étrange à jouer sur le triangle amoureux Vince-Jesse-Landry, et la sauce prend difficilement. En espérant que la conclusion donnera à ce voyage son sens profond, pourrais-je dire.

Cela manque un peu de football en ce moment, alors heureusement nous avons le retour de Luke et de sa blessure (éclipsé par la grossesse de Becky). L’occasion aussi de redonner un peu de dialogue à Tinker, ce qui n’est pas désagréable. Enfin, finalement, si je doutais du tournant de cette intrigue, si elle n’atteint pas des sommets, elle illustre parfaitement son propos et la volonté de Luke de jouer – seul espoir pour lui de quitter Dillon. Le moyen dont il se les procure est un peu caricatural, mais les premiers conflits avec ses parents nés de la grossesse de Becky démontrent des changements non négligeables chez le joueur.

Cette fameuse grossesse a de sacrées répercussions, car Tami va en faire les frais. La mère Cafferty va faire appel au Conseil de l’école;  là, j’avoue que le concept m’échappe, vu que comme le fait remarquer Tami, ce n’est pas une élève de son établissement et elle l’a informé de ses options à l’extérieur – donc je ne suis pas la seule à avoir des difficultés avec le système ! Enfin, l’histoire ne va pas s’arrêter là, car si elle est soutenue par le Conseil, un journal reprend la suite de l’affaire.

Pendant que Tami doit faire face à ses propres problèmes, et qu’Eric affronte la défaite – et clairement le futur échec du prochain match contre les Panthers – au bar, Julie a un coup de téléphone de Matt, à Chicago. Appartement, travail et future étude. Mais, il lui manque une chose : Julie. Ce qui est sacrément gonflé. Il semble quand même que les scénaristes ont un peu trop pris l’habitude d’opter pour les ponts coupés dans les couples (Tyra/Landry étant dans cette veine), et que cela n’est pas toujours en accord avec le personnage. Matt était peut-être perdu, mais de là à ne pas donner signe de vie (au fond, a-t-elle essayé de le joindre ?), difficile à avaler. Julie, entre colère et blessure, va s’exprimer sur la question, et s’ils n’ont pas réellement passé quatre ans ensemble (on fait ici l’impasse sur la rupture dans la saison 2), son ressentiment est légitime et plus que justifié. Il reste encore un goût d’inachevé, il manque encore le face à face.

En somme, Injury List incarne à sa façon assez bien les faiblesses de cette saison et de ses personnages.

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CaroleC
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