Le coach demande à Tim d’aider à l’intégration de J.D. dans l’équipe. Julie et Matt passent du temps ensemble. Tyra voit une femme venir chez elle pour réclamer une pension alimentaire pour son enfant, qu’elle dit être celui de Cash.

Il n’y a pas vraiment de fausses notes dans cet épisode, alors il devient difficile de savoir par où commencer, et comment aborder l’épisode.

Honneur donc à ce que juge le plus faible, soit assez rituellement, ce qui tourne autour de Tyra, puis de Landry. Dans le cas de la demoiselle, c’est la visite d’une femme avec un bébé qui chamboule son monde, alors qu’on la voit faire des efforts pour son avenir. Cash est-il un type bien ou non ? Personnellement, je pense que Tyra a offert sa confiance trop rapidement sur la fin. Prendre une ou deux journées pour se renseigner des dires de Cash et de la fille, dont il lui fournit le nom, aurait été un mouvement plus sûr.

Landry de son côté a quelques problèmes avec son groupe de musique, et va devoir recruter. C’est une jeune fille qui arrive dans le groupe, mais déjà que Landry apparaît quand même un peu à côté de ses pompes, on ne peut pas dire que la musicienne aide sur cet aspect là. Elle est d’ailleurs assez confiante en elle, mais elle ne possède pas le petit truc que possèdent certains personnages, envers lesquels on développe tout de suite de bons sentiments. Non, pas vraiment. On aimerait bien voir Landry se détacher enfin de Tyra, retrouver ce bon vieux Landry qu’on aime tant, mais d’un autre côté, cette histoire là ne semble pas offrir le potentiel nécessaire pour qu’on s’y dirige sans douleur – pour nous, spectateurs. Mais qui sait ? Ce n’est que l’introduction du personnage et je ne demande qu’à être surprise.

Ce sont deux petites histoires, et enfin, nous avons le droit à un épisode laissant la place à J.D. McCoy. Le pauvre a toute ma sympathie. D’ailleurs, il doit aussi avoir celle du coach Taylor, qui est au bord de l’hallucination quand le père du jeune homme force son fils à s’excuser pour être rentré saoul chez lui. Il en avait bien besoin en fait, J.D., où l’on prend enfin compte de toute l’ampleur que son père a, du contrôle qu’il exerce sur la vie de son fils, sur tous les sujets. C’en est presque flippant. On peut même se questionner sur les goûts de J.D., qui n’est pas alors du tout affirmé, mais tellement dépendant des décisions de son père qu’il ne s’interroge même plus sur ce que lui veut.

Difficile alors pour le coach d’aider à l’intégration de son nouveau joueur, et même Tim qui fait tous les efforts possibles rencontrent quelques barrières, et il risque par la suite d’en avoir d’autres.

Je prends le temps de m’arrêter légèrement justement sur le coach Taylor, un homme qu’il faudrait cloner tellement il est merveilleux, je veux le même ! Il rencontre Jason qui lui parle de la maison et va le voir. Alors que Street est complètement démoralisé, Eric va lui faire un de ses discours incroyables, le genre de paroles qu’on n’entend pas du côté de chez nous, ou alors qui sont tellement rares qu’on les oublie. Eric Taylor est décidément un homme de soutien, auprès de ses joueurs, nouveaux et anciens. Au passage, la scène avec la grand-mère de Matt était excellente ! Mais, je reviens sur Jason dont on réalise réellement l’évolution de sa situation et de sa psychologie dans cet épisode, et d’ailleurs, on peut dire avec la scène de fin qu’il n’y a pas que nous qui nous rendons compte de cela. Finalement, ce qui lie Jason à sa copine se révèle bien plus solide, et alors que j’avais l’impression qu’elle s’en allait assez lâchement, on se rend compte dans cet épisode de la difficulté de la situation pour elle et Jason. Il faut dire aussi qu’on n’avait pas trop connaissance de l’état de leur relation, mais que cet épisode nous permet de mieux voir le tableau.

Parce que tout ceci est déjà long, je termine avec quelques mots sur la reformation définitive du couple Matt-Julie, qui est ultra mignon, si je puis dire ! Tous les deux ont fait du chemin, et maintenant, cela parait totalement naturel. Les interrogations de Matt sur son avenir sont un petit plus, vu qu’on ne s’est pas trop penché sur son cas alors qu’il est en dernière année.

Pour conclure, sans surprise, un très bon épisode de Friday Night Lights.