Buddy Jr. revient à Dillon, et cause des difficultés à son père. Vince doute toujours de son père, et se dispute régulièrement avec Jess. Tami est déterminée à aider Epyck, malgré les obstacles. Luke est approché par un recruteur venu de TMU.

Le rôle parental, et de façon plus large la responsabilité de l’adulte, auprès des jeunes est clairement le thème qui traverse les différentes histoires animant cet épisode ayant quelques difficultés à trouver l’équilibre entre ses personnages.

On est ainsi un peu dans la mélasse pour Julie, complètement déconnectée de l’ensemble formant ces 45 minutes, se dirigeant dans une direction prévisible, et dans laquelle le pauvre Eric (ou Tami) n’y est strictement pour rien.

On ne peut pas en dire autant de Buddy Jr., s’offrant un retour à Dillon sacrément efficace, entre vandalisme et abus d’alcool. Il n’y a pas trop de doute quant aux responsabilités parentales et le sentiment de rébellion qu’impose le fils Garrity, avec un père qui ne fut pas là et une mère remariée dépassée à un homme avec lequel il ne connecte pas. Buddy Jr. n’a pas de repères et ose dire qu’il n’aime pas le football ! Il est difficile de déterminer si cette activité lui plait ou non à la fin, mais elle peut au moins servir à le canaliser et à l’aider à trouver ses marques, même si pour le coup, Buddy et Eric se retrouvent à partager cette tâche, car il va d’abord falloir le remettre sur le droit chemin, cela ne se résolvant pas en une semaine ou deux. En tout cas, Jeff Rosick parvient à rendre Buddy Jr. à la fois perturbateur et brisé, le tout sans qu’il ne change quoi que ce soit dans son attitude.

Il faut reconnaître que malgré ses erreurs, Buddy est déterminé à aider son fils, ce que n’est pas le père de Becky (et son épouse), voulant la forcer à revenir chez eux. L’adolescente a toujours eu un don pour susciter la sympathie et s’attacher à ceux loin d’être des modèles, mais prêt à prendre soin des autres, et Mindy s’inscrit parfaitement dans cette lignée, prenant finalement la suite de Tim, pour devenir un peu la « protectrice » d’une jeune fille qui a besoin d’adultes responsables dans sa vie – et Mindy et Billy sont ce qui s’en rapproche le plus. La famille, cela va clairement au-delà du sang pour Becky, trouvant ainsi auprès du couple un endroit sûr, où Tim Riggins n’est assurément pas oublié – ce qui ne joue clairement pas en faveur de Luke.

Difficile d’ailleurs de cerner ce qu’on nous réserve pour ce pauvre Luke, assez entrepreneur cette saison, mais paraissant majoritairement à côté de la plaque. En tout cas, entre ses déclarations à Becky, et une approche pour un recrutement, Luke parait heureux, sans réellement percevoir qu’il est fort possible qu’il n’obtienne rien (on pourrait pousser le vice jusqu’à se demander s’il ne se raccroche pas à l’idée et au football autant qu’il peut). En tout cas, la scène finale avec Vince laisse supposer qu’il n’est pas le seul à intéresser et le retour ne risque pas d’être forcément agréable.

Il y a pas mal de possibilités de recrutement pour Vince, au meilleur de sa forme sur le terrain, et seul domaine de sa vie qui rayonne. L’épisode rejoue le disque de la semaine passée pour son père, en y insérant quelques petites évolutions pour ne pas complètement tourner en rond (l’intérêt du coach pour le père, la relation entre ce dernier et la mère de Vince). On continue de jongler avec l’idée : est-il ou va-t-il replonger dans ses affaires de drogue ? Vince remet en cause chaque intention et chaque pas, largement justifiable. Si cela ne suffisait pas, il passe plus de temps à se disputer qu’à batifoler avec Jess, épanouie comme ce n’est pas permis dans son rôle dans l’équipe, et qui risque de se transformer en véritable problème pour la survie du couple, s’ils ne trouvent pas un moyen de surmonter l’épreuve.

Le combat de Tami pour sauver Epyck (je sais officiellement comment cela s’écritWhat kind of name is Epyck ?) se poursuit et se répète. Il est certes corsé au vu de la situation de la jeune fille, et si on peut comprendre le désarroi de Tami, il va falloir bien évidemment offrir une vue d’ensemble plus sophistiquée à Epyck, dont le comportement frôle quasiment la caricature de l’adolescente rebelle délaissée.

Pour le coup, cet épisode de Friday Night Lights se montre un peu chancelant, se répétant un peu trop pour Vince et Epyck, faisant de Luke un étrange électron libre, et se montrant émotionnellement touchant avec Becky et Buddy Jr., pour tenter d’aller de l’avant et de faire de la mise en place avec un peu trop de monde en même temps.

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CaroleC
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