Un joueur d’Eric est retiré de l’équipe par ses parents, et avec Tami, ils essaient de les faire changer d’avis. Billy veut aider Tim à aller à l’université. La maison de Jason, Herc et des Riggins peut enfin être vendue. Buddy reçoit la visite de ses enfants.

Depuis le départ de Dillon de sa femme, avec deux de ses enfants, on ne s’était pas trop penché sur la situation de Buddy. On y vient donc dans cet épisode. Malheureusement, les défauts sont sous-jacents. L’intrigue est parfaitement écrite, les réactions de ses enfants qui le repoussent, Buddy qui essaie de passer du temps avec eux, Lyla tentant d’aider un peu tout le monde. Les problèmes ici sont plus les silences, ce qu’on pourrait presque appeler le reniement de la saison 2. Il y a eu des erreurs de faites, mais s’il y a bien une chose que l’on peut reprocher à cette nouvelle saison de FNL, c’est de trop régulièrement faire comme si rien n’avait eu lieu en saison 2. Il faut savoir assumer ces intrigues. Après tout, dans la vie, il y a forcément des moments pourris, alors pourquoi pas ne pas traiter les erreurs scénaristiques de cette façon. Au septième épisode, nous n’avons toujours pas abordé le problème religieux de Lyla, de même, personne ne daigne vouloir nous dire ce qui est arrivé à Santiago. On remplit à peine les vides laissés, comme si on devait se faire une raison. On n’avait pas vraiment conscience de l’état relationnel de Buddy avec ses enfants, nous ne pouvons alors que prendre pour argent comptant ce qu’on nous donne. C’est très bien écrit, mais évoquer plus tôt les difficultés de communication, comment ils ont vécu le départ de Dillon ou d’autres faits de ce type, au détour d’une conversation, cela n’aurait pas été négligeable.

Il y a un peu de défauts aussi du côté de Landry, mais ici, cela vient plus de sa déconnexion avec le reste. Landry est dans l’équipe de foot, mais c’est à peine si on le voit sur le terrain ou avec les autres depuis le début, et il est dans cet épisode, en solo. Sa relation avec Matt permettait quand même de connecter le personnage avec les autres, et c’est d’ailleurs dommage que les deux amis ne se voient finalement que très peu maintenant. Il avance donc tout seul, et si j’étais un peu sceptique sur la petite nouvelle la semaine dernière, c’est bien plus maitrisé dans cet épisode, et cela aide considérablement Landry à aller de l’avant, de façon bien plus réfléchie qu’on n’aurait pu le prédire. C’est donc extrêmement bien géré, et alors très plaisant.

Nous avons aussi le droit à un match de football, au coach qui essaie de résoudre l’étrange situation de J.D. McCoy, qui laisse perplexe, et aussi qui doit convaincre des parents de laisser un de ses footballeurs jouer. Comme Eric, il est difficile de comprendre J.D., et on ne peut que le plaindre. On comprend par contre assez bien pourquoi Tami s’entend bien avec sa mère, bien moins envahissante et plus aimante.

Pour Jason Street, c’est justement au match de foot que tout va se jouer, où il va enfin prendre la décision de quitter Dillon. On savait que ce moment allait arriver, et il met finalement du temps à se présenter. Le problème ici, c’est qu’on a plus la sensation qu’on nous prépare le terrain au futur, plutôt que d’être dans le présent. D’un autre côté, Jason est coincé dans son existence depuis un moment maintenant, et il est plus que temps pour lui de prendre la route, et comme il l’a décidé, d’aller à New York. Il est plus que prêt à partir, et nous sommes prêts à le regarder quitter Dillon.

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CaroleC
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