Friday Night Lights - Last Days of Summer (2.01)
Après une belle première saison, FNL nous revient le vendredi soir. Quand une série débute avec tant d’éloges, la suite est toujours attendue au carrefour, et le virage est serré. Le départ de cette nouvelle saison emprunte des routes je dirais plutôt dangereuse. Toutes idées ne sont pas bonnes à exploiter.

Nous reprenons après 8 mois. Le coach Eric Taylor a donc quitté son travail pour celui de ses rêves, mais sa vie s’en est que plus compliqué. Sa fille, Julie, est aux abandonnés absents, elle ne fait que passer et parle à peine à ses parents. Sa femme, Tami, accouche en avance, et à dû mal à gérer les allers-retours de son mari, qui lui manque terriblement. Au final, c’est aussi ce que ressent sa fille.

Le bond de 8 mois dans le temps aura pour lourde conséquence d’obscurcir les histoires auxquelles nous assistions dans la saison 1. Où est Weaverley, la petite amie de Smash ? Quelles mésaventures est-il arrivé à Riggins ? Comment Lyla a-t-elle trouvé Dieu ? Tout ceci nous est présenté, sans réponses.

Deux relations sont surtout mises en avant : la première, Matt et Julie, ne se porte pas bien. Cette dernière a des vues sur un autre homme, se sent – disons-le comme ça – perdue. J’avoue avoir peu accroché. Ni Julie, ni Matt ne font partie de mes personnages préférés, mais ils bénéficiaient toujours d’un traitement à la hauteur. Et le cliché de la fille qui veut aller voir ailleurs, car son petit ami est trop parfait, j’avoue que cela m’exaspère. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi elle ne le larguait pas, quitte à ce qu’ils retournent ensemble après. Cela aurait été bien plus logique, surtout au vu de la peur de Julie de virer comme ses parents.

La seconde relation est celle entre Landry et Tyra. Mauvaise, très mauvaise idée que cette story-line. Je pense que, de tout l’épisode, c’est le point le moins bien traité. L’idée que Landry veuille devenir footballeur est en soi moyenne, mais, reste dans l’idée de la conquête de Tyra. J’avoue que baser Landry seulement sur sa relation avec la jeune fille me déplait assez. L’histoire va clairement déraper avec le retour de l’agresseur de Tyra. Cette idée est, de base, mauvaise. S’il s’était contenté d’une identification, ou de poursuite judiciaire. Seulement, non. Ce que je trouve assez étrange, c’est que d’après mes souvenirs, elle était allée porter plainte. Pourquoi ne retourne-t-elle donc pas à la police expliquer ce qui se passe ? Car son agresseur la suit, la poursuit même. Cela va virer au drame, après une énième tentative, quand Landry va lui donner deux bons coups – dont un sur la tête – avec un bâton (en fer, je suppose). Et là, on continue dans la lignée des mauvaises idées. Que font-ils du corps ? Est-il mort ou pas ? Finalement, la scène ne répond pas aux questions. J’avoue que si Landry avait bel et bien appelé son père (flic soit dit en passant), cela m’aurait suffi. Leurs réactions sont trop coutumières de ce qu’on voit à la télé, et manque de réalisme. Dans un cas pareil, mon premier réflexe serait 1) d’appeler une ambulance ou de faire comme eux, l’emmener à l’hôpital et 2) appeler les flics. Particulièrement dans le cas de Landry, son père a un badge, je trouve excessif qu’il ne réagisse pas un minimum comme il se doit. Surtout qu’ils ont quand même l’avantage des lois américaines.

On découvre aussi, à travers les différents membres de la famille, la nouvelle vie des Garrity : la mère s’est recasée, Buddy dort à son travail et Lyla a trouvé Dieu. Cette dernière partie m’a bien fait rire, même si je suppose qu’elle va bénéficier de pas mal de critiques (Dieu fait toujours cet effet-là, allez savoir pourquoi). Je trouve que c’est une évolution intéressante pour le personnage, et offre à Lyla les meilleures répliques de l’épisode. Combien de temps cela va-t-il durer, c’est la grande question. Mais, si c’est bien géré, je pense que cela peut être pas mal.

Finalement, on devrait s’intéresser au nouveau coach, et il est dommage qu’il soit si peu mis en avant. On nous montre qu’il a des problèmes avec Riggins (à mon avis, tous les coachs doivent y passer), et surtout, on voit Jason essayer de le raisonner sur sa façon de le traiter. Le nouveau coach est donc assez présomptueux, mais l’acteur réussit à crédibiliser comme il se doit le personnage. On n’a pas vraiment l’impression qu’il mérite les mauvais sentiments qu’on lui porte. Il a sa méthode, et il l’applique.

Une reprise à mon goût en demi-teinte (comme le générique, finalement). L’ambiance est là, les acteurs aussi, mais pas les bonnes idées.