Friday Night Lights - May The Best Man Win (2.15)
Dernier épisode de la saison, et sûrement dernier épisode de la série, la note n’est pas complètement déprimante, mais si c’est bien le cas, une sensation d’inachevée restera ancré dans nos petites cervelles. D’un autre côté, Peter Berg aura choisi le bon moment pour venir faire la guest-star.

On démarre sur Tim Riggins, tentant de reconquérir Lila. Et pour cela, il se met à aller à l’église le dimanche, et a avoir son émission de radio. Riggins est un charmeur, et les gens l’aiment bien. Lila de son côté, lui dit toujours non, et on la voit dans sa petite vie presque parfaite. Son copain l’emmène dans sa famille, mais, par contre, refuse de sauter le pas. Un vrai gentleman, comme elle dit. Toute cette histoire de cœur, il faut bien l’admettre, sent un peu le faux. Que Lila ne veuille pas aller avec Tim, pourquoi pas, est-ce une raison pour se noyer dans une relation édulcorée ? C’est une autre histoire.

Un des évènements marquants de l’épisode est l’histoire de grossesse. On nous l’avait annoncé, sans nous dire qui serait impliqué. Les scénaristes ont bien réussi leur coup, on ne le voit pas venir. Et c’est Jason Street qui hérite du bébé ! Enfin, pas complètement. Il s’agit, pour lui, d’un miracle. Vu sa situation, et le fait que les personnes comme lui ne sont pas censées pouvoir donner vie à un petit être, c’est comme tombé du ciel. La scène où Erin, la serveuse avec qui il a couché il y a quelque temps, vient lui annoncer qu’elle est enceinte est très réaliste. Surtout par Jason qui lâche un « It’s impossible ». On peut quand même admettre que ce n’est pas très honnête de la part de la jeune fille, qui ne l’a jamais rappelé et qui vient le voir pour lui annoncer la nouvelle, alors qu’en plus, elle veut se faire avorter. Cherchez la logique. En attendant, Jason va tenter de lui faire changer d’avis. Il aura même une discussion avec le coach à ce propos. Il est toujours intéressant de voir la place qu’occupe Eric auprès de ses joueurs, même anciens. Quelle décision va donc prendre Erin ? Si la réponse n’est pas donnée clairement, Jason arrive à semer le doute dans sa tête.

Eric va aussi aider Smash dans son avenir. Ce dernier tente de reconquérir d’autres écoles, mais aucune ne le soutient. Elles ont fait d’autres promesses qu’elles vont tenir. Il a dit non le premier, à lui d’assumer. Le Coach lui parle alors de Whitmore, et il y va avec lui. Il le force, si on veut, à prendre une décision juste. Smash doit commencer à mettre certains de ces rêves au brancard. L’université de Whitmore se présente un peu comme une bouée de secours, mais quand le coach révèle à Smash qu’il le suit depuis au moins 7 ans, on sent que cela a un impact. Si la chute est rude, la porte de sortie n’est pas complètement dénuée d’intérêt. La scène avec le coach de Whitmore, et Smash rencontrant les joueurs nous offre un Brian Williams bien humble, de même quand sa mère vient le voir pour le féliciter, et lui dire que pour elle, l’important c’est qu’il ait une bonne éducation, et qu’il puisse jouer au football, dans une équipe, où il sera le joueur n°1.

Tami rencontre Mo, un ancien petit ami à elle, qui est en ville pour affaires. Il lui demande de venir avec Eric à l’inauguration à laquelle il participe. Eric ne prend pas tout ceci très bien, pourtant Tami ne parait pas avoir de problèmes à fréquenter Mo. Tout ceci va se terminer au restaurant, dans une ambiance assez comique, où les deux hommes vont finir par se taper dessus, après avoir enfilé plusieurs whiskys. Nous avions déjà vu Eric en position de jalousie, il est d’ailleurs dommage que Tami ne se soit pas retrouvé dans cette position au moins une fois. À chaque fois, il est assez amusant de voir ses réactions. Ici, en l’occurrence, il a de vraies raisons de l’être. Non pas que Tami irait ailleurs, mais l’homme en face de lui ne s’est à l’évidence pas remis que Tami ait choisi Eric.

Une saison qui aurait dû être composée de 22 épisodes, mais qui s’achève au 15ème, sur un épisode sympathique, mais qui n’a le niveau qualitatif du précédent. C’est presque dommage. Pour la série, l’aventure semble toucher à sa fin. Nous en serons assurément après l’annonce de la fin de la grève, mais les rumeurs sont plus qu’insistantes sur le sort de la série. Nous conclurons alors sur le fait que la saison 2 a eu bien des difficultés à retrouver ce qui en avait fait le charme à la saison 1. Le retour sur la bonne voie a quand même eu lieu, et Friday Night Lights sera donc un teen-show qui aura montré qu’on peut faire différent, qu’on peut traiter avec réalisme les relations humaines des jeunes. Une innovation dans le genre, qui n’a pas véritablement trouvé son public, mais qui pourra peut-être permettre d’ouvrir la voie à d’autres.