Friday Night Lights - Stay (4.06)

Les Lions de Dillon ont droit à leur premier match retranscrit à la télévision et se doivent d’être à la hauteur. Lyla rend visite à Tim. Julie et Matt se rendent à un concert à Austin, un voyage qui pousse le couple vers un point de non-retour.

Landry : I scored a perfect math score on my SAT, so if the pressure’s on, I’m the guy to go to.

Succéder à The Son n’était pas tâche aisée. Pourtant, Stay réussit véritablement bien, en optant au départ pour un ton bien plus léger, où les pointes d’humour se font régulières. La fin nous ramènera vers des sentiments plus douloureux, mais nous n’en sommes pas encore là.

Encore une fois, tous les protagonistes trouvent leur place dans l’épisode, contenant alors plein de petites scènes qui trouveront assurément tout leur sens et leur valeur par la suite. Qu’il s’agisse de Vince et Jesse dans le petit restaurant de son père, ou encore de Becky et Luke dans les couloirs de l’école, si c’est peu exposé, cela n’est pas glissé là par hasard. De même, tout doucement, mais avec grande conviction, l’amitié entre Vince et Luke se construit, et le duo se fait de plus en plus convaincant, que l’on rêve déjà de la confrontation sur le terrain avec les Dillon Panthers – les deux devant déjà s’imaginer écraser J.D. McCoy et ses copains. On retrouve d’ailleurs l’équipe télévisuelle, et les interviews, qui font clairement écho au début du coach. La question sur son parcours professionnel n’étant certainement pas anodine.

Quand Tim Riggins n’aide pas les Rouges sur le terrain, cette semaine, il est pris auprès de Lyla. Chacun se brise le cœur à sa façon que cela en devient vraiment poétique. Lui qui ne voulait aucunement empêcher Lyla de s’épanouir rêve d’une vie à ses côtés, car il est la seule chose qu’il veut. Elle, à qui Dillon manque, et à l’évidence, beaucoup Tim. Autant dire que la séparation, après ce petit passage de trois jours, se fait pénible pour eux d’eux. Il n’empêche que leurs scènes tendent plus à affirmer leur sentiment qu’à laisser penser à une vie loin l’un de l’autre.

Cette dernière situation est celle qui s’amorce pour Matt et Julie. La fille Taylor va bouleverser le quotidien de sa mère en filant pour Austin, malgré sa désapprobation. Tami va stresser comme jamais, avec un petit avant-goût de ce qui l’attend une fois sa fille envolée pour l’université. On joue alors autant sur l’humour (quand elle dit à Gracie qu’elle est sa fille préférée) que sur les pleurs avec la difficulté parentale de voir ses enfants quitter le cocon familial (la scène entre Tami et Eric au lit est impeccable). Pourtant, à la fin, il y a comme un rappel à l’ordre, comme si l’indépendance de Julie n’était pas encore là, elle qui finit en pleurs sachant que Matt va s’en aller. Et, c’est ce qu’il fait. La mort de son père aura apporté suffisamment d’argent pour qu’il n’ait plus à s’inquiéter de sa grand-mère, et il ne reste pour le retenir à Dillon qu’une personne : Julie. S’il est dommage que la place de sa grand-mère dans sa décision de rester fût mise derrière sa relation avec Julie, la mort de son père a comme libéré Matt, plus expressif, plus franc, et surtout prêt à prendre des risques. Difficile par contre de ne pas l’imaginer refaire un petit retour dans le coin, pour raisons familiales et pour des adieux définitifs en bonne et due forme. La petite scène en début d’épisode avec Landry est quand même là pour nous rappeler les liens qui les unissent et ce dernier mérite bien une conversation avec Matt.

Enfin, la pensée accompagne alors le geste pour Saracen, qui quitte Dillon, avec, petite attention, Bob Dylan en fond sonore. Don’t Think Twice, It’s Alright.