Julie doit retourner à l’université, mais elle provoque un accident de voiture pour l’éviter. Luke perd ses illusions d’avenir pour TMU, alors que Vince voit son passé ressurgir. Mindy cherche à aider Becky dans son parcours amoureux.

Friday Night Lights a déjà bien mis en perspective la relation entre le Coach Taylor et sa fille Julie. Pour faire simple, elle est SA fille. Certes, il y a maintenant Gracie Belle, mais les années séparant ses deux filles feront qu’il aura une relation complètement différente. Julie est sa première enfant, et celle dont il ne comprend plus les agissements, sans complètement cerner la détresse émotionnelle de Julie, ayant trop vogué dans un monde adulte sans en avoir la maturité.

Julie est rentrée chez elle pour se réfugier, fournissant à son histoire avec le T.A. une profondeur qui était jusque-là absente. Les conséquences, en tout cas, se montrent plus fortes que la relation,  et Julie n’arrive pas à les affronter. Tami se fait explicite sur le fait qu’elle ne doit pas fuir, tentant d’être présente, mais finalement, se trouvant au milieu d’un conflit qui s’étend, celui-ci ayant blessé de façon plus violente Eric, découvrant sa fille capable d’avoir une liaison avec un homme marié. Si Tami sait que sa fille ne s’est pas rendu compte de ce qu’elle faisait, Eric est heurté de plein fouet, au point que cela va jouer sur son travail, allant même jusqu’à ce qu’il soit en retard un match – sûrement la première fois ! Ce simple fait suffit amplement à dire à quel point la situation est sérieuse à ses yeux, comme la scène finale auprès de Gracie Belle et d’une Julie aussi dévastée que son père (« I didn’t meant to disappoint you ») pour faire de même avec nous.

L’éloignement de Eric du terrain – qui se fait certainement ressentir, l’équipe étant clairement déboussolée par cela – permet à Billy Riggins d’endosser un rôle qui tend à bien mettre en relief à quel point il a progressé. D’une certaine façon, il est un mini coach Taylor en puissance. Il n’a pas toutes les clés en main, mais à travers son discours, et sa volonté à aider Luke, il affirme son amour pour le sport, et se pose comme un repère. Il n’est pas aussi solide qu’Eric, mais il pourrait définitivement prendre cette direction. Il est évident que Tim occupe une place importante dans cette prise de responsabilité, appuyée par Becky, à la maison, et que Mindy pousse vers Luke, cherchant à expliciter l’absence totale d’avenir qu’elle a avec Tim Riggins, quand il sortira de prison. D’ailleurs, le sujet d’emprisonnement est latent, le père de Vince expliquant au cours d’un repas son sentiment sur le lieu.

Quoi qu’il en soit, Mindy n’endosse assurément pas le rôle de la mère, allant jusqu’à dire à Becky de coucher, mais elle cherche clairement à aider, bien que les billets et le regard que leur porte Becky illustrent clairement l’absence de repère de l’adolescente. C’est d’une certaine façon ce qui manque aussi à Luke, et c’est pour cette raison que les joueurs se tournent vers leur coach, figure autoritaire guidant ses joueurs. Si ce n’est pas Eric qui l’oriente, Luke reste un de ses joueurs, permettant à Billy d’avoir un réel impact, et liant les deux hommes d’une relation footballesque inimitable.

Ainsi, Luke peut certainement aller de l’avant face à la trahison de TMU, alors que le passé de Vince refait surface. Pour le coup, ce n’est pas vers Eric qu’il s’oriente, mais décide d’aller vers son père, devant clairement juger que le coach n’est pas apte pour une telle situation. Ce n’est peut-être pas faux, ou en tout cas, il aurait résolu le problème fort différemment. Il faut aussi dire que les histoires de gangsters de Vince ne collent pas véritablement à l’univers de ceux qui l’entourent, et fait partie de ces éléments dramatiques excessifs qui surgissent occasionnellement dans la série. En tout cas, ce retour n’est pas ce qu’il y a de plus réjouissant, mais il a l’avantage d’offrir la possibilité au père de Vince de se dévoiler un peu, qu’il s’agisse de l’homme qu’il est ou de ses réelles intentions envers sa famille. Par contre, les méthodes ne s’annoncent pas forcément les bonnes.

Enfin, toutes ces storylines fournissent assurément une dose émotionnelle assez forte et font de « Swerve » un épisode prenant, dans lequel la détresse de ses personnages est parfaitement retranscrite.

Pour terminer, parce que c’est clairement inévitable :

Eric Taylor. Kingmaker.

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CaroleC
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