Tami est confronté à Buddy et à la maire de la ville, ainsi qu’aux actions de Tyra. Pour continuer à aider sa grand-mère, Matt doit obtenir une émancipation. Le Coach Taylor pousse Smash à persévérer, alors que Tim va à un diner avec Lyla et son père.

Une fois qu’on est sur la bonne route, il suffit simplement de continuer. Friday Night Lights est ici plus proche de sa saison 1, même la caméra nous le dit. Alors si les histoires de cœur de Tim Riggins ne sont pas forcément ce qu’il y a de plus intéressant dans sa vie, quoiqu’il arrive, Matt et Smash font à eux deux le travail de tout le monde, de l’émotion à l’état brut.

Tami Taylor n’en a pas fini, et la confrontation avec Buddy prend des proportions plus importantes. Au fond de nous, on sait qu’elle a raison, mais on le sait aussi, comme Eric, que ce combat, il est peut être bien trop tôt pour le mener, que pour sa première décision, ce n’était pas ce qu’il y avait à faire. Ici, cela se construit par petit bout, mais on peut se demander si elle va réussir à conserver son travail, si elle continue à tenir tête. D’un autre côté, il serait dommage de la voir plier si tôt. En fait, on peut même faire un parallèle avec Tyra, qui, pour gagner l’élection pour être présidente des élèves, va suivre le conseil familial, et jouer la carte de la superficialité, et de la sexualité. On ne va pas lui reprocher, et l’idée de faire ce qu’il faut pour obtenir ce qu’on veut est toujours bonne à appliquer, à partir du moment où l’on est en accord avec. Tami ne le voit pas de cet œil, préférant le chemin des convictions. Pourtant, cela ne sert strictement à rien si on n’obtient pas la place.

Eric ne mesure pas trop encore ce qui se passe avec sa femme, mais l’avenir risque de toute façon de vite lui expliquer. En attendant, il s’occupe de Smash, luttant pour lui trouver une université, en même temps que réussir à motiver le jeune homme, qui, pour la première fois de sa vie, a peur de jouer au football. Car il s’agit du coach et de Smash, il y a un certain franc-parler entre les deux. On constate surtout qu’ils ont besoin l’un de l’autre. Smash a besoin d’une personne qui le pousse et l’aide, tandis que le coach s’accroche, sans qu’on sache vraiment trop pourquoi, à l’idée d’offrir un avenir à Smash. L’écriture est parfaitement maitrisée, et Gaius Charles, comme d’habitude, est impeccable.

Nous avons aussi Matt, dont la souffrance silencieuse continue de nous faire mal, nous, assis sur notre canapé. La maladie de sa grand-mère devient plus importante, elle ne prend plus ses médicaments, et, en tant que mineur, il ne peut plus s’en occuper. Ainsi, pour avoir les médicaments, il doit être émancipé, pour s’occuper de sa grand-mère. Le seul moyen qu’il a est d’aller voir sa mère. Une courte confrontation, où l’on découvre que cette dernière n’était même pas au courant que son père était en Iraq. Elle se fait vite remettre à sa place, moment où l’on voit que Matt, malgré sa personnalité très timide et discrète, a comme tout le monde ses limites, et il lui fait remarquer sèchement qu’elle est mal placée pour se permettre de juger. Finalement, dans le lot, le seul moment de répit de Matt, les seuls instants où il parait sortir de ses soucis et être un peu heureux sont ceux où il voit Julie, portrait de l’adolescente ordinaire, existence loin de la sienne.

Ce second épisode est donc aussi bien que le précédent.