Buddy Garrity fait un investissement risqué et perd toute les économies. Le Coach Taylor surprend Matt et Julie au lit. Tyra demande de l’aide à Landry pour ses révisons, mais ce dernier arrive au bout du rouleau. J.D. rencontre une jeune fille, mais son père lui interdit de la voir.

La saison 3 ne sera pas un sans faute, The Giving Tree est sans grande difficulté l’épisode le plus faible. Vu qu’il nous reste ensuite seulement 3 épisodes, il faut simplement espérer qu’il s’agisse du plus mauvais, pour qu’on ait une fin en beauté.

On abuse un peu de ressort dramatique facile et qui ne sont pas pour autant charmant. Honneur à celui qui m’a toujours insupporté, la disparition de l’argent pour les études. Buddy prend un risque, il joue l’argent devant payer l’université de sa fille, et il perd tout. Peanuts pour Lyla, qui ne digère pas. Il est intéressant que personne ne se penche sur le véritable problème bancaire, la place de la mère dans les finances et tout le tintouin. Lyla nous explicite le fait que cet argent était ‘à elle’ (apparemment, pas totalement, autrement Buddy aurait eu du mal à l’utiliser) et qu’ils étaient mis de côté par ses parents pour ses études. Maman a plié bagages, et papa aurait le droit d’utiliser l’argent du compte. Je ne sais pas comment s’est déroulé la procédure de divorce, mais cette histoire n’est pas très clair. On nous offre donc une situation qui n’est pas digne de la série, ni de Buddy. Même dans ses pires moments, ce n’est pas vraiment son genre. D’ailleurs, merci d’avoir fait disparaître Santiago, je me demande où il a caché le corps.

Au rayon des intrigues qu’on ne devrait plus faire à la télévision, mais qui s’en sort juste, c’est Julie, qui se fait prendre au lit, avec Matt, par son père. Il n’y a même pas potentiel à développer. Les Taylor sont fidèles à eux-mêmes. Rien d’étonnant dans leur réaction. J’ai une préférence pour ce que fait Eric, Tami se chargeant de la partie conversation, comme cela a souvent été le cas.

Deux autres petites affaires vont nous occuper de façon un peu plus agréable. D’abord, celle de Landry et Tyra. J’ai apprécié, car il était plus que temps qu’il réalise qu’il était utilisé (merci à son groupe de rock), et qui remette Tyra en place. Malheureusement, si cela fait un peu son effet, on n’a pas totalement l’impression que Tyra réalise qu’il a raison, mais plus qu’elle décide simplement de faire un geste pour lui prouver qu’il a tort, et non avec les véritables intentions d’une amie. La fin nous laisse supposer que Tyra recommencerait à voir Landry avec plus que des sentiments amicaux. Je dois dire que je ne vois pas cela très bien, comme si l’équipe créative était incapable de progresser et d’évoluer dans ces couples. On en reviendrait avec eux à la case départ, et finalement, alors, qu’est ce qui aurait changé par rapport à la première saison ?

Rayon histoire de cœur, J.D. se trouve une copine, mais papa désapprouve. Autant, j’aime bien la mère, autant le père est à frapper. Il a réussi à soumettre son fils à un tel niveau que ce dernier n’a même pas l’idée de broncher. Je dois bien dire que ça pousse presque au respect de voir quelqu’un posséder autant de pouvoir sur autrui. C’est aussi très malsain, et voir que J.D. se décide enfin – poussé par Riggins – à désobéir à la figure paternelle, cela fait plaisir. Le sourire de madame McCoy était un peu la cerise sur le gâteau.

Je termine sur quelques petits mots sur le match, peut être le meilleur moment de l’épisode, où Eric Taylor pique une crise de nerfs, devant l’incompétence de l’arbitre, jusqu’à se faire éjecter. C’est la première fois que cela arrive, et on peut mettre ça sur le dos de la pression, même si c’était poussé à l’extrême. Heureusement, Kyle Chandler maitrise parfaitement son personnage.

The Giving Tree est donc un épisode inférieur à la moyenne, une légère baisse de régime pour la série.