East Dillon Lions enchaine les victoires, alors que les coupes budgétaires menacent l’avenir de l’équipe. Tami se voit offrir une opportunité professionnelle en or, alors que Tim parvient difficilement à se reprendre le cours de son existence.

Difficile de ne pas faire le décompte nous rapprochant de la fin de la série, surtout quand l’équipe de football fait de même pour le state championship. Autant dire que le parallèle au sein de cet épisode se fait ressentir, sans compter que pour la fin, notre chère équipe créatrice a mis le paquet sur le football, mais aussi tout ce qui vient forcément se mettre en travers.

L’épisode fait d’ailleurs un petit clin d’œil à Smash Williams à la télévision alors que Tim Riggins est psychologiquement au fond du gouffre, payant le prix du sacrifice qu’il a choisi lui-même de faire, mais ayant de singulières difficultés à remonter la pente suite à sa sortie de prison. Personne ne sait réellement quoi faire, ni quoi dire à l’image de la très émouvante scène avec Mandy lui révélant l’état émotionnel de Billy, mais il parait bien difficile de savoir ce que ressent Tim lui-même, qui a choisi l’impassibilité et finalement l’isolement pour se reconstruire. Un choix de route préférable vu que quasiment tout ce qu’il touche dans cet épisode, c’est pour l’amocher – la relation entre Becky et Luke, le travail de cette dernière au bar de strip-tease, son frère Billy. Il fait donc plus de mal que de bien à ceux qui l’entourent et qui pourtant ne veulent rien d’autre que l’aider. Il nous reste deux épisodes pour remettre Tim sur la bonne route (on peut plus ou moins parier sur un retour la semaine prochaine pour se charger de faire cela).

Quoi qu’il en soit, les matchs défilent et les victoires avec, ce qui est légèrement frustrant, car nous n’assistons strictement à rien, et n’avons le droit qu’à des bribes de matchs racontés. L’équipe s’approche de la grande victoire, alors qu’elle se voit même menacé de ne plus exister. La pression sur les épaules du coach prend une nouvelle forme, la série se chargeant de continuer à créer un doute sur l’avenir des Taylors à Dillon, Texas. Si les postes du couple sont menacés, c’est l’offre professionnelle que va recevoir Tami qui risque de créer plus de tumultes pour eux. C’est encore pire à cause de là où Eric aura mené son équipe (et qu’il est assez compréhensif qu’il n’a alors pas envie de la lâcher maintenant), amplifiée par la nouvelle qu’il n’y aura plus qu’une équipe de football à Dillon. Les Lions et les Panthers vont devoir se confondre, et la grande question est de savoir laquelle va réellement survivre. Même si l’épisode ne s’arrête pas trop pour le montrer, tout se complique donc pour Eric, voyant sa femme prendre l’avion en même temps qu’il accepte d’aider Jess dans sa volonté de devenir coach. Son poste et son avenir sont quelque peu menacés alors que son équipe est au sommet. Tout va bien et tout va mal, à tel point qu’il est difficile de savoir par quel bout regarder cette histoire et comment la prendre. Tout ceci est largement suffisant pour faire naitre multiples sentiments contradictoires et rendre cet épisode (et ceux à venir assurément) captivant et intense.

Comme si ce n’était pas suffisant, The March est là pour nous rappeler le bien qu’a fait Eric avec l’équipe, et surtout Vince, sorti du trou et déterminé à rester à la surface. Avec sa mère, ils ont fait du chemin, une route parcourue qui nous est rappelée avec la chute de son père, qui s’effondre en n’ayant plus rien à quoi se rattraper – et qui finalement, utilisait son fils comme simple substitut à ses mauvaises habitudes. Sa mère traverse alors une passe difficile, mais pour son bien-être et celui de son fils, elle fait tout ce qu’il faut pour ne pas replonger, montrant alors les liens (émouvants) qui les unissent.

Finalement, The March nous plonge donc dans l’essence même de la série, avec son football et ses joueurs, l’âme de la ville aujourd’hui divisée en deux – et qui correspond assez bien à tout ce qui se passe. Tout parait avoir eu (ou a) à la fois des effets positifs et négatifs, les victoires ne venant pas sans les obstacles et les difficultés. Avant le grand final, il y a donc multiples épreuves à traverser.

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CaroleC
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