Une vidéo de la soirée trop arrosée a été mise en ligne, et des joueurs de l’équipe de football sont menacés d’expulsion. Le père de Vince sort de prison. Julie se rapproche de son professeur.

Troisième match. Troisième victoire pour East Dillon. Ils ne les gagneront sûrement pas tous, mais la saison commence très fort pour l’équipe sur le terrain, ce qui n’est pas forcément le cas quand ils ne jouent pas.

En tout cas, pour Vince, c’est ainsi que la situation peut se résumer, l’épisode marquant le retour de son père dans son existence, ce dernier sortant de prison et venant s’installer avec le jeune homme et sa mère, sans véritablement prendre le temps de peser cette situation. L’ensemble aurait pu se montrer un peu réchauffé, mais le père de Vince s’affirme comme plus complexe et conscient de la situation que le point de vue ne le laissent supposer. Certes, ses parents cherchent à reconstruire une famille et le fait est qu’il est difficile de mesurer l’état relationnel, car il n’y a réellement que les sentiments de Vince qui sont palpables. Difficile aussi de mesurer la part de vérité sur le passé et la destruction de sa mère, mais qu’importe, car l’homme a passé ces dernières années en prison, et cherche de façon très maladroite à reconnecter avec un fils qui ne veut pas de lui.

Autant dire que les sentiments de Vince sont exacerbés, sans parler de ce qui se passe au sein de l’équipe, le Coach étant bien décidé à remettre ses joueurs à sa place après la petite soirée ayant fait surface, et menaçant de lui faire perdre des joueurs. Le tout entraine donc Vince vers ses angoisses, appuyé par l’intégration de Jess – pleine d’enthousiasme – en equipment manager dans l’équipe (Grace est juste fabuleuse quand elle dit à son père d’y penser !). Tout se bouscule pour mener finalement à ce moment crucial, mélange de calme et de colère, ou Eric réoriente son joueur, pour lui expliquer ce qu’il doit faire, ou en tout cas s’exercer à faire. Il est plus que prévisible de constater finalement que le père de Vince comprend de lui-même qu’il est préférable à ce stade de s’éloigner du domicile familial pour le bien de tous, mais ce côté un peu trop mécanique parvient à être compensé par le chemin que Vince aura parcouru au sein même de l’épisode, épaulé par la relation particulière qu’il entretient avec le coach, dynamique qui traverse la série, les équipes et touchent un nombre incalculable de joueurs.

Il n’y a donc pas que le coach qui doit gérer les conséquences de la vidéo de la soirée trop arrosée, Tami délaissant ainsi son combat de la semaine dernière (Epic) pour un autre : essayer de mettre un peu de cellules grises dans le crâne de Marah, rally girl de Vince, ayant fini inconsciente. Bien entendu, les tentatives de prise de conscience ne s’arrêtent pas qu’à elle, mais c’est autour de la jeune fille qu’elles vont se construire, Tami ayant plus d’une opportunité pour la placer face à son comportement. Le fait est que Marah ne parait pas insensible aux réflexions de la conseillère, malgré quelques mimiques teenage fort agaçantes. Comme le dit Jess, c’est avant tout la volonté de faire partie de quelque chose (et tout particulièrement du football) qui les anime et les pousse à la stupidité. Un constat qui s’applique à approximativement tout, ce qui le rend plus éloquent. D’ailleurs, la scène entre Tami et Jess est vraiment sympathique, et la direction que l’adolescente prend en ce début de saison se montre assez rafraichissant, exploitant pleinement sa passion pour le football, mêlant donc véritablement une femme à un monde qui fut jusque-là dans la série que masculin.

L’épisode en profite aussi pour se pencher sur Buddy Garrity, et surtout ramener son fils, aujourd’hui 15 ans, dans sa vie. Il rend celle de sa mère impossible, et Buddy doit prendre une décision, celle-ci étant plutôt logique, et devrait fournir au personnage du matériel allant au-delà du football, si on peut dire, la passion de Buddy – aujourd’hui propriétaire d’un bar – étant forcément inséparable de l’homme (on ne saura jamais ce qui est arrivé à Santiago, j’en ai bien peur).

Loin de Dillon – si on peut dire – Julie fait des bêtises, celles-là mêmes qui étaient fort prévisibles, mais qui auraient pu être mieux exploitées. Au-delà de sa relation avec Matt, la fille Taylor n’a décidément pas de chance, et là où la saison 4 était parvenue à faire progresser le personnage en dépassant ses problèmes sentimentaux pour la faire évoluer individuellement, cette saison semble replonger allègrement dans les travers émotifs de Julie, ce qui n’a rien de réjouissant, et surtout, sa situation promettait des développements plus pertinents. En espérant que la suite prenne une direction plus inspirée.

En attendant, Friday Night Lights offre un nouvel épisode de qualité, affaibli par les problèmes sentimentaux de Julie, mais qui avant tout porté par Vince.

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CaroleC
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