Friday Night Lights – The Son (4.05)

Matt doit accepter la mort de son père, alors que les funérailles se préparent.

Bien que The Son soit principalement centré sur Matt Saracen devant faire face à la perte de son père, au sein de ce dernier, un peu de place est fait aux autres personnages : Luke Cafferty devenant officiellement un Lions en s’opposant à J.D. McCoy, Becky et son concours de beauté ainsi que sa relation avec Riggins (qui va devoir bientôt faire face à Lyla), Vince entre la possibilité d’une vie honnête et celle le poussant dans des voies plus douteuses pour pouvoir prendre soin de sa mère et de lui-même.

De tout cela, assurément, c’est Tim Riggins qui s’insère le mieux au cœur de cette déferlante émotionnelle. Car, si l’épisode prend le temps de s’arrêter un peu sur d’autres protagonistes, The Son reste à l’image de Matt – merveilleusement interprété par Zach Gilford : émotionnellement prenant et difficile, douloureux et intense.

Si dans Friday Night Lights, le soleil ne rayonne qu’occasionnellement sur ces protagonistes, Matt est toujours un peu apparu comme le punching-ball, celui sur qui on tape sans cesse, et qui pourtant ne demande rien. Gentil, affectueux, poli, Matt est presque un modèle, et pourtant la vie semble l’avoir pris en grippe. Assurément, car, si le casting de cette série est impeccable, Zach Gilford a un don indiscutable pour nous prendre aux tripes et nous faire souffrir et pleurer. The Son lui offre une nouvelle fois l’opportunité de le faire, en traitant de la difficulté du deuil, ici envenimé par le fait que Matt n’avait aucune relation avec son père.

La figure paternelle dans sa vie fut plus incarnée par Eric Taylor, alors que l’on voit en même temps Tami prendre en charge les funérailles et Julie ressentant ce sentiment d’impuissance face à la situation, mélangé à la peur de perdre son petit ami. La famille Taylor occupe une place importante dans la vie de Matt et presque salutaire dans les moments de crise.

Matt est donc frustré et en colère contre un père qui n’a jamais été là pour lui, qui a toujours préféré son pays à sa famille. Il ne laisse pas pour autant rien derrière lui, car Henry, même absent, aura causé des ravages émotionnels qu’il faut alors gérer avec sa mort. C’est là que l’épisode semble réellement à l’image du personnage, dans ces moments de silences – Matt n’ayant jamais été très éloquent -, dans ces moments d’angoisse et de pleurs symboliques de la peine et de la difficulté du fils à accepter la mort d’un père à qui il ne pourra jamais exprimer de vive voix ses griefs, puis dans l’acceptation à travers un discours simple et touchant.

The Son, reposant entièrement sur les épaules de Zach Gilford,  se révèle quasiment parfait et émotionnellement prenant, où les détails et les petits instants sont totalement maitrisés, incarnation parfaite de ce qu’est réellement Friday Night Lights.

Matt: I gotta get up there in front of everybody and say good stuff about this man. and all I really want to say is ‘Hear lies Henry Saracen, his mother annoyed him, his wife couldn’t stand him and he didn’t want to be a dad so he took off to be in the army because that’s the only way he could come up with to get out of here and ditch all your responsibilities and no one could call you out on it and that worked out great so you just decided to enlist four more times and that ended up getting you killed and now here you are.  And all you left behind is a mother with dementia, a divorced wife and a son that delivers pizza.  Thank you for coming 100 people I do not know.’ You know what the worst part is even if I did get up and say all that I don’t even know if I’m saying it to him because I don’t know what’s in that damn box.  In a closed casket might be someone else, someone funnier or a bunch of rocks.