Friday Night Lights - The Toilet Bowl (4.08)

Le Coach Taylor prend complètement conscience que les problèmes de l’équipe sont causés par l’extérieur. Buddy décide de s’investir pour offrir une voie aux Lions et l’occasion de se défendre. Pendant ce temps, Jess est quelque peu tiraillée entre Vince et Landry, tandis que Luke souffre encore de sa blessure. Riggins cherche un emploi pour se faire de l’argent et s’offrir le terrain de ses rêves.

Buddy Garrity : We won a game !

Friday Night Lights s’est absenté pendant les vacances de Noël, et entre nous, il n’y a rien de mieux que de se replonger dans la série après une légère pause. Comme d’habitude aussi, l’épisode est riche et je ne sais pas où donner de la tête.

Honneur alors à Julie, qui continue à faire planer l’ombre de Matt Saracen au-dessus de nos têtes. Zach Gilford ayant dit lui-même qu’il allait refaire, si mes souvenirs sont bons, deux petites apparitions dans la série, on peut déjà imaginer que pour la jeune fille, elle ne pourra aller réellement de l’avant qu’avec une confrontation, ou au moins, une discussion sur le véritable état de leur relation. En attendant, cela obscurcit son avenir, alors qu’elle part à Boston avec sa mère pour visiter une université. Cette storyline n’est reliée à aucune autre de l’épisode, et se démarque d’ailleurs même dans son visuel – le changement de décor étant extrêmement mis en valeur par la réalisation stylisée de Michael Waxman. Au fond, il y a quelque chose de touchant à voir Julie prendre totalement conscience de la place de Dillon dans sa vie, de se voir confronter à un futur incertain créé en partie par Matt – quand il était là, elle n’avait pas trop de doutes.

À Dillon, nous avons donc le droit à un peu de football, mais il est dommage que cette partie soit si peu exploitée au vu de l’importance du match. Alors, ce n’est pas la meilleure partie de tous les temps, mais elle est symbolique, car il s’agit de la première victoire des Lions, qui, en plus, grâce à Buddy Garrity, a été retranscrite, si on peut dire, sur une radio espagnole ! Oui, oui ! Friday Night Lights a toujours bien plus brillée quand elle est tournée vers le football, et il faut reconnaître que cet épisode manque un peu de cette force. Les joueurs ont un minimum d’interactions, le match occupe peu de temps, le Coach est en recul pour laisser de la place aux autres.

En fait, en s’y penchant de plus près, les intrigues qui naissent ne sont pas ce qu’il peut y avoir de plus enthousiasmant. Mais Friday Night Lights a aussi un don de la mise en scène réussissant à parfois sublimer ce qu’il y a de moins bon, et surtout a été capable de jouer avec certains codes avec un talent insoupçonné. Je ne suis pas friande du développement du triangle amoureux entre Vince, Jess et Landry, chaque personnage perdant réellement de sa consistance dans cette affaire, mais peut-être que l’histoire liant les deux premiers pourrait nous apporter quelque chose d’intéressant pour eux – surtout qu’on sait définitivement trop peu sur ce qui les relie. De même, où veut-on aller avec Luke devant prendre des médicaments pour surmonter sa blessure ? Nous sommes déjà passés par les dépendances avec Smash, et ce n’était pas des plus inspirés. Les deux joueurs ne sont pas du même acabit – surtout sur le plan de la personnalité – alors, la question est de savoir ce que l’on réserve au pauvre Luke.

Dans le lot, nous avons bien sûr Tim et les histoires de voitures volées de son frère : une intrigue digne de la famille Riggins ! En fait, cela pourrait être complètement mauvais, si ce n’était pas eux. Mais Tim a toujours eu un don pour hériter des storylines les moins crédibles (souvenez-vous de sa colocation avec le vendeur de drogues!), ce qui fait que cela n’est pas une surprise, et qu’on sait forcément que cela risque de mal tourner. L’interrogation est plutôt de savoir où et quand, et comment vont-ils retomber sur leurs pattes (un autre don de la famille Riggins). Par contre, j’avoue rester sceptique sur la progression de sa relation avec Becky. Ou en fait, devrais-je dire, devant l’absence de progression, car si les liens qu’ils ont tissés donnent suffisamment de consistance à leurs rapports, le schéma tend à se répéter.

The Toilet Bowl est un épisode imparfait, qui laisse avec plus de doutes sur l’avenir, mais malgré ces défauts, possède cette chaleur, ce rythme et ce développement qui fait qu’on n’arrive à passer outre, à parfois oublier les stéréotypes qu’on nous pose, et juste à être transporté dans cette petite ville. Car, comme Julie au fond, nous aimons ce lieu plus qu’on ne peut l’imaginer.

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CaroleC
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