Friday Night Lights - Underdogs (3.12)

Tami se voit dans l’obligation d’appeler les services sociaux après ce qui s’est passé entre J.D. et son père. Tyra doit écrire un texte pour sa demande universitaire mais Landry trouve que ce qu’elle fait n’est pas de qualité. Matt et Tim se prépare à jouer leur dernier match de football de lycée : The Texas State Championship.

Pour moi, il n’a jamais été question de saison 4 pour Friday Night Lights. DirecTV est apparemment satisfaite des chiffres de la série, mais j’admets que j’ai du mal à imaginer une autre saison, alors que nos joueurs fétiches vont bientôt devoir affronter un avenir loin de Dillon. Ainsi, je m’étais toujours imaginé la fin de ce championnat sur une victoire, émouvante, avec toute l’intensité que nous avions à la fin de la saison 1, simplement car cela marquerait la fin. Si ce n’est celle de la série, au moins celle de toute une équipe.

Le mot victoire a plusieurs sens, et cet épisode va bel et bien aller dans ce sens. Étrangement, je l’ai su assez tôt, au vu de la direction de l’épisode que ce ne serait pas le succès comme on le conçoit souvent, mais celui d’un autre genre. Un peu comme on sait que le coach Taylor va remettre Matt à son poste, pas parce que c’est le dernier match, mais pour le jeu, pour l’équipe. Car c’est la bonne décision, celle qu’il fallait prendre. Comme le résultat de la partie, en somme, parfaitement mené, apparaissant comme une vérité.

Tout est magnifiquement orchestré. Les scènes de Matt, sur son possible avenir à Chicago, et les angoisses de sa grand-mère, écho de celle de Julie, qui ne veulent pas être un obstacle, mais qui ont peur de le perdre. La sérénité dans le bus de Matt et de Riggins, deux joueurs que l’on accompagne depuis le début, qui ont évolué psychologiquement sous nos yeux, pendant trois ans, et qui vont ici, jouer leur dernier match. La situation des McCoy, avec les services sociaux, désemparés face à des évènements imprévus, conséquence de leur style de vie. Lyla qui se réconcilie avec son père, qui a trouvé auprès de Riggins le réconfort et la possibilité d’un avenir qu’on n’imaginait pas il y a de ça deux ans. Tyra prête à entrer à l’université, se battant pour ce qu’elle veut, nous faisant réaliser que tout a changé le jour de l’accident de Jason Street. Un personnage qui s’est construit sous nos yeux. Landry qui va jouer le grand match. Difficile alors de ne pas penser à Smash ou Jason, qui sont déjà partis.

Puis, il y a le match. L’équipe adversaire. Les échecs, et la possibilité d’une victoire. Pas celle de gagner, mais celle d’avoir mené le combat jusqu’au bout, d’avoir donné tout ce qu’on a, sorte d’écho aux rêves de Tyra, qui, un jour, à réaliser qu’elle ne devait pas craindre l’échec. Que la vie était injuste pour tout le monde. Qu’il fallait réussir et échouer, qu’il fallait essayer. Il faut ces possibilités, note d’espoir. Une vision qui a fait de Dillon ce qu’elle est, grâce à son équipe de football, qui a suscité beaucoup de rêves. Qu’importe la victoire, l’important est la façon dont on mène le combat.

Tami Taylor : Well, you’re gonna win. Or you’re gonna loose. Either way, the sun’s gonna come up the next morning.