Peter est toujours absent, Walter se soulage à sa façon et quand il se retrouve à devoir surveiller Ella pour quelques heures, il se met à lui raconter une histoire.

Nous sommes presque arrivés au bout de la saison et il n’est donc pas très surprenant d’avoir un épisode qui sert plus à boucher un trou qu’à faire avancer l’intrigue. Ça et plusieurs autres éléments comme le lancement des Sweeps qui s’accorde avec la semaine FOX Rocks qui s’étend jusqu’au 5 mai 2010 sur le network US. Fringe ouvre la danse avec son épisode noir/musical.

Le concept de départ est simple. Olivia dépose sa nièce, Ella, au labo pour deux heures, le temps qu’elle poursuive les recherches pour retrouver Peter. Walter qui fume de la Brown Betty, un mélange de marijuana fait maison, se met à raconter une histoire à la jeune fille. Pour ce faire, il mixe éléments de la réalité à une expression de ses doutes et de sa culpabilité. Le tout dans un style inspiré par les romans noirs qu’aimaient sa mère, également adepte de comédies musicales.

L’affaire du jour est donc totalement fictive, mais emprunte à la formule traditionnelle du show avec ses éléments clés comme la mort mystérieuse, l’implication de Massive Dynamics, Broyles qui délivre ses conseils, et Olivia qui trouve en Peter son plus fort allié.

C’est également l’occasion de ramener Rachel, Ari Graynor ayant probablement réussi à libérer un peu de temps pour l’occasion. D’ailleurs, il aurait été appréciable de la voir en dehors de l’histoire de Walter.

Quoi qu’il en soit, nous voilà avec tout ce qu’il faut pour construire un pastiche de film noir et on y a donc ajouté un peu de musique, car la semaine FOX Rocks tourne justement autour de la musique. Cela ne sera pas tellement présent et, d’ailleurs, les instants musicaux sont plutôt anecdotiques. En fait, ils semblent avoir été forcés dans l’épisode afin de répondre aux exigences de la chaine. Vu l’ambiance, il aurait certainement été possible de faire mieux, mais cela aurait certainement forcé les scénaristes à sortir de leur zone de confort en partant dans un plus grand délire.

Au final, l’ensemble est plutôt sobre et se repose quasiment entièrement sur le double sens de l’histoire. Chaque élément que Walter utilise sert de métaphore exprimant sa culpabilité envers Peter ou ses remords vis-à-vis des ses actes passés, mais également son absence de confiance dans Massive Dynamics et la façon dont il perçoit The Observers. Il trouve même un peu de place pour ajouter un peu de romantisme entre Olivia et Peter.

Brown Betty pourrait être considéré comme un résumé coloré de la situation. C’est inventif et divertissant à défaut de posséder une utilité autre que celle de nous montrer une fois de plus la culpabilité que ressent Walter.