Après un accident de la route, un sénateur est conduit aux urgences. Newton apparait alors pour finir le travail, car l’homme qui est sur la table d’opération est un shapeshifter qui possède des informations cruciales devant être protégées. Une fois le corps récupéré, Walter va tenter de retrouver les souvenirs de la machine.

Retour dans l’univers régulier de la série pour nous intéresser aux Shapeshifters, comme le titre en référence au roman de Philip K. Dick le suggère.

La saison dernière, nous avions appris sous quelle forme ces êtres organico-mécanique arrivaient dans notre univers, mais on sait que certains sont là depuis bien plus longtemps. Et c’est là que l’épisode d’aujourd’hui trouve son thème de réflexion. On va ainsi découvrir que la conception même des shapeshifters les pousse à développer des connexions émotionnelles qui vont dès lors compliquer leur mission. Les limites entre l’homme et la machine ne pourraient pas être plus floues au moment où le soldat doit effacer 5 années de vies pour en construire une nouvelle.

Newton, lui, n’a aucun problème. Il est ici le soldat parfait et n’arrête pas de le rappeler à l’Olivia de son monde qui maitrise sa mission avec bien moins d’assurance qu’elle voudrait le faire croire. Il faut dire que la relation avec Peter lui complique bien les choses, car elle aussi doit générer une connexion émotionnelle, mais ce n’est pas comme si elle était un soldat fraichement créé. Finalement, Shapeshifter ou version alternative en infiltration, la grosse différence est que l’un est aisément remplaçable.

L’épisode ne va pas s’intéresser qu’à l’ennemi et à ses problèmes personnels, car Walter obtient une place prépondérante dans l’histoire. Sa nouvelle situation à Massive Dynamic est rapidement explorée et l’on voit ainsi les premiers changements qui vont avec. En premier lieu, le décor n’est plus le même et l’équipement de l’entreprise apporte une touche de modernité qui nous éloigne un peu du style expérimental de la science que pratiquait Walter à Harvard. Le but premier était certainement de remettre MD au cœur de la série puisque depuis les mystérieuses allusions du début de la série, sa place n’a fait qu’évoluer vers l’indifférence.

Quoi qu’il en soit, Walter a la forme, qu’il soit sous l’influence du LSD ou non, l’humour qu’il ajoute à la série est toujours aussi efficace. Sans oublier que son rôle dans l’affaire est crucial et finira par alimenter une forte tension sur la fin.

En tout cas, Do Shapeshifters Dream of Electric Sheep ? explore un pan intéressant de la mythologie de la série. Il y a peut-être trop de fausses tensions portées sur la possible découverte de l’identité de l’usurpatrice, mais cela sert surtout à renforcer le point de vue de Newton et à rappeler l’aspect temporaire de la machination. Fringe poursuit dès lors son évolution dans le bon sens, prenant le temps de poser ses enjeux tout en développant son univers. Il manque tout de même légèrement de précisions sur ce qu’Alt-Olivia est censée accomplir, car ça aiderait à mieux comprendre ses choix. Patientons donc encore un peu.