Fringe - Earthling (2.06)

Un homme est transformé en cendre après avoir été attaqué par une forme étrange. Broyles lie cette affaire à une autre datant de 4 ans et qui n’avait pas été résolue.

Après plusieurs semaines d’absence, Fringe est de retour avec une histoire qui sonne trop familière aux oreilles de Broyles. Une affaire non-classées qui le ramène 4 ans en arrière avec une série de cadavres réduits en cendre.

Quand je dis « affaires non-classées », c’est évidemment une liaison totalement volontaire à The X-Files, car entre l’origine spatiale et le coup de l’ombre qui tue, on est en terrain plus que connu. Là où Fringe marque sa différence, c’est dans son traitement de l’affaire et, particulièrement, grâce à l’implication personnelle de Broyles, ainsi que des enjeux politiques.

Le patron d’Olivia a ainsi droit à un peu de développement, car on va revenir à un élément évoqué brièvement de son passé : son divorce. Il se trouve que 4 ans plus tôt, il n’était pas l’agent qu’il est maintenant, ses ambitions changeaient et le travail a commencé à l’occuper plus que de raison, principalement à cause de motivations qui vont, justement, ajouter une touche d’ironie à l’échec de sa vie de famille. On comprend donc un peu mieux le Broyles d’aujourd’hui, même si avoir un meilleur aperçu de ce qu’il était avant serait sympathique.

À cela, ajoutons que l’affaire va allumer quelques alarmes dans les hautes sphères politiques, mais aussi de l’espionnage. On a un astronaute russe et la CIA. On se croirait dès lors revenu dans les 80’s, mais la guerre froide est loin derrière et la conjoncture va alors laisser place à autres choses, une sorte de jeu de pouvoir qui suit la logique de la commission sénatoriale qui avait voulu mettre un terme à la division Fringe en début de saison.

Tout ceci nous éloigne un peu d’Olivia et des Bishop, même s’ils sont là pour délivrer leurs quotas respectifs. Walter fait son Walter, et c’est tout ce qu’on lui demande.

L’épisode nous offre alors un peu de variété dans la façon dont l’investigation est appréhendée. Une bonne manière d’utiliser Broyles en lui donnant du matériel qui n’est pas dénué d’intérêt. L’enquête n’étant pas réellement originale, on peut dire que tout ceci est pour le mieux et, avec une dose d’action de et suspens bien fournit, cette reprise se montre un peu plus enthousiasmante qu’on aurait pu l’espérer. Il faut admettre que la série, en ce début de saison, manque légèrement de panache.