Dans l’autre univers, un homme meurt, rongé de l’intérieur par des insectes qui ont disparu il y a bien longtemps. Walternate fait une découverte qui va remettre en question les limites qu’il est prêt à franchir.

Nous voilà donc finalement de retour dans l’univers alternatif. Comme par le passé, il s’agit principalement d’un épisode standard de la série, mais qui se déroule avec les « autres » personnages.

Depuis la reprise de la mi-saison, la série tente de balancer entre les investigations régulières, la mythologie, et les difficultés de réajustements que rencontre Olivia et qui touchent profondément Peter. Nous allons dès lors nous éloigner un peu de tout ça pour renouer avec les codes qui régissent le monde de Walternate.

Là, comme on pouvait s’y attendre, nous allons avoir l’occasion de scruter les moindres gestes de Fauxlivia, à la recherche de ce qui aurait pu changer chez elle. Pas grand-chose, au premier abord, car ce qui saute aux yeux c’est plutôt le travail qui est fait pour mettre en exergue ce qui la différencie d’Olivia. Une façon très claire d’individualiser encore plus le personnage en utilisant ce souci du détail qui devient une des grandes forces de la série depuis le début de la saison.

Cela dit, la forme prise par l’épisode est, comme je le disais plus tôt, assez traditionnelle, même si les motivations du criminel recherché sont bien ancrées dans l’histoire de l’univers dans lequel l’action se déroule. En tout cas, on retrouve avec plaisir – comme toujours – Charlie, alors que l’agent Lee remplace Broyles. Ajoutons que pour la première fois, Frank, le petit ami de Fauxlivia, participe activement à une enquête.

Le tout se montre assez bien huilé. Entre l’exploration des multiples pistes et la mise en avant des relations qui lient les personnages, on obtient un résultat qui sonne à la fois familier et légèrement différent.

Mais tout ceci n’est pas uniquement ce que l’épisode va nous délivrer, car ce retour dans l’autre monde a un but clair qui sera mis en avant dans quelques scènes.

D’un côté, on découvre que Walternate n’est pas réellement un monstre prêt à tout. Il a des limites que William Bell et Walter n’avaient pas dans leur jeunesse. On peut clairement voir ça comme une conséquence de la disparition de Peter. C’est presque trop simple, mais ça humanise grandement le personnage.

Ensuite, il y a une révélation au sujet de Fauxlivia qui ne demandait qu’à être dévoilée. Un bout d’information qui doit tout changer, surtout maintenant que l’on sait que Peter est celui qui fera la différence. Le but de cette seconde moitié de saison sera certainement de jouer avec tout ce qui pourra l’influencer dans sa décision. Ici, c’est un premier coup qui pourra avoir de grandes répercussions, une façon d’égaliser le terrain, en quelque sorte.

Au final, Immortality nous offre principalement une histoire simple et presque légère. Les quelques éléments liés à la mythologie de la série sont un plus qui évite à l’ensemble de n’être qu’anecdotique, mais même si ça n’avait pas été le cas, le divertissement aurait été convenable, notamment grâce au fait que l’on replonge dans l’univers alternatif. On peut espérer que cela se reproduise désormais un peu plus régulièrement, afin que l’on puisse observer les deux camps bouger leurs pions.