William Bell est toujours coincé dans le corps d’Olivia. Le temps est désormais compté et Walter doit trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard. Avec Peter, il part explorer l’esprit d’Olivia pour la retrouver.

Avant d’entrer dans la dernière ligne droite de la saison, Fringe doit remettre Olivia sur les rails. C’est donc ce que cet épisode va s’efforcer d’accomplir. Pour y arriver, nous allons partir en voyage dans la tête de l’agent Dunham.

Depuis qu’Inception a envahi les salles de cinéma et imposé un nouveau standard pour l’exploration du subconscient, des variantes du concept – ou au moins de certaines des idées développées par l’œuvre de Christopher Nolan – sont apparues ici et là (comme dans Nikita il y a quelques semaines).

Fringe profite d’un univers prompt à repousser ses propres limites pour apporter sa version de l’exploration des rêves, nous entrainant dans la tête d’Olivia. C’est, à ce point, le seul moyen de la faire revenir à la surface et d’empêcher Bell de s’installer pour toujours.

Ramener William Bell de cette façon était une façon de contourner l’absence de Leonard Nimoy, Lysergic Acid Diethylamide va se retrouver une nouvelle fois face à ce même problème de non-disponibilité, mais va l’esquiver de manière inventive et, finalement, assez commode : Fringe passe en mode animation. Le changement de forme va certes permettre à Nimoy de se contenter de prêter sa voix, mais cela offre à l’épisode l’opportunité d’avoir un sens de la démesure pleinement exploité, ce qui n’aurait pas été – budgétairement – possible autrement.

Le voyage dans la tête d’Olivia va donc être plutôt original et plein de surprises, cela dit, sa finalité, elle, est des plus évidentes dès le commencement. Ça ne l’empêchera pas les personnages d’aller jusqu’au bout et d’en faire un peu plus que le minimum attendu.

Olivia doit alors faire face à ses peurs, tandis que Peter risque tout pour la sauver. C’est explicitement une inversion des rôles vis-à-vis de la fin de la saison dernière, et c’est une sorte de confirmation de la force de leurs sentiments respectifs. Olivia ne va cependant pas rester passivement à attendre qu’on la sauve. Enfin, si, mais après ça, elle va affronter ses démons, ceux qui ont longtemps été évoqués, avant d’être concrètement explicités dans l’épisode Subject 13 (3.15).

Cette expérience aura un impact important sur les personnages (même sur Broyles qui a consommé accidentellement du LSD et va être sous influence un bon bout de l’épisode). C’est une sorte de voyage initiatique qui permettra à Olivia, Peter, et Walter d’accepter leur position actuelle dans les évènements en cours. Ils font face à la réalité et, pour Walter, une leçon est à apprendre.

Lysergic Acid Diethylamide nous a donc proposé une aventure atypique qui, malgré l’opportunité de nous entrainer dans un exposé métaphorique, va se reposer sur des thématiques simples et privilégier le divertissement apporté par la forme adoptée. L’ensemble est plaisant et délivre une conclusion satisfaisante à une histoire qui, au point de départ, ne paraissait être qu’une diversion destinée à faire passer le temps avant que la fin de saison nous offre des développements plus épiques.