La division Fringe se lance à la recherche d’un groupe de voleurs qui défit la gravité. En parallèle, Walter cherche dans le travail de William Bell un moyen de retarder les effets de dégradation dans la fabrique de l’univers.

Depuis le retour d’Olivia dans son univers, Fringe a fait quelque peu évoluer sa formule pour nous servir des épisodes qui commencent comme de simples loners pour finir par obtenir une place dans la mythologie générale du show.

Ce dernier épisode, Os, dont le titre est le symbole de l’élément chimique nommé Osmium, nous parle de personnes qui défient les lois physiques qui régissent l’univers. Si tout se rapporte à un scientifique dont les expériences trouvent de tristes conclusions – un classique –, Walter nous présente l’enquête sous un angle bien différent, reliant cette anomalie à la dégradation de plus en plus imminente de la structure de l’univers.

Cela dit, cette approche de l’affaire ne deviendra tangible qu’à la fin, une fois qu’il aura tout compris au sujet de ce qui a permis à ces hommes de voler. En attendant, l’investigation suit son cours de manière plus traditionnelle, mais avec une tonalité qui change puisque, désormais, Olivia et Peter forment un couple. Un changement plus important qu’on aurait pu le croire pour Olivia qui semble n’avoir jamais été plus heureuse. Peter, lui, jongle avec ces démons intérieurs, ne sachant pas s’il doit ou non révéler tous ces secrets à Olivia.

Avec Walter qui navigue entre l’enquête et sa nouvelle lubie : ramener l’âme de William Bell parmi les vivants, et Peter et Olivia qui s’installent dans une dynamique relationnelle inédite, l’ensemble prend une forme plutôt inattendue, rendant finalement l’affaire principale relativement secondaire. Pour compenser, nous accompagnons le coupable, joué par Alan Ruck, qui n’hérite malheureusement que d’une histoire classique et dont les motivations sont là uniquement pour nous offrir une analogie avec celles qui ont poussé Walter à emmener le Monde là où il est actuellement.

Cela dit, c’est dans les détails et développements secondaires que l’épisode puise sa force. La relation Nina/Walter qui s’est affirmée récemment trouve ici de quoi être bien utilisée, et, de son côté, Peter s’engage sur une voie intéressante. De plus, la fin nous entraine dans une direction qui est risquée, mais qui bénéficie d’une introduction suffisante pour que l’on puisse y adhérer – même s’il y a une pointe de ridicule qui va avec au final.

Os navigue donc entre deux eaux, la banalité d’une histoire indépendante rencontrant violemment la mythologie de la série. Le résultat est alors irrégulier, mais pas inintéressant, et trouvera certainement ultérieurement plus de valeur, selon les développements qui vont en découler.

NdA : et pour les fans de Jorge Garcia (Lost), il fait une sympathique apparition au début de l’épisode, même si c’est anecdotique.