fringe saison 4 Fringe : une nouvelle ligne temporelle (saison 4)

Mercredi 22 août 2012 à 8:30 - 0 commentaire

Fringe : une nouvelle ligne temporelle (saison 4)

 Fringe : une nouvelle ligne temporelle (saison 4) Fringe : une nouvelle ligne temporelle (saison 4)par Carole.

Un pont relie les deux univers qui travaillent maintenant ensemble. Dans cette nouvelle ligne temporelle, Peter n’a pas été sauvé en 1985. Sa mort a eu pour conséquence de changer l’histoire de tous ses proches, alors que quelqu’un menace les deux univers.

Peter n’existe plus. Il a été effacé et sa « disparition » change alors l’histoire des deux univers, maintenant reliés par un pont.

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Cette quatrième saison de Fringe nous présente une ligne temporelle différente de celle que l’on connaît, ce qui la rend au départ difficilement pénétrable. En effet, si les visages sont les mêmes, les différences – aussi subtiles soient-elles, sont présentes. Olivia n’est donc pas exactement celle que l’on a appris à aimer durant les précédentes saisons, de même que Walter est, sans son fils, toujours endommagé psychologiquement, voire plus, et nous renvoie aussi au début de la série.

L’équipe créative de Fringe joue ainsi avec l’histoire du show et compte peut-être d’ailleurs un peu trop par moment sur la mémoire de ses téléspectateurs en ce qui concerne certains changements. Les premiers épisodes sont particulièrement déroutants, il faut retrouver ses marques et ce n’est pas aisé.

En fait, il n’y a réellement que Peter qui est resté le même et auquel il est possible de s’accrocher. Son retour « physique » se fera pour le coup plutôt désiré, et c’est bien celui-ci qui amorce un premier virage dans la saison.

Pour autant, même après cet évènement clé, la mythologie sera toujours un peu confuse. Il faudra encore un peu de temps pour que certains points s’éclaircissent, surtout qu’il ne s’agit plus d’une guerre entre deux univers, mais de deux mondes mis en péril par une seule et même personne : David Robert Jones. Ce dernier nous renvoie lui aussi à la première saison, si ce n’est que maintenant, il n’y a que Peter qui sait qui il est. En tout cas, Jones fera preuve de ressources insoupçonnées qui auront de quoi prendre de temps à autre par surprise. Il est certainement dommage que le personnage se voie offrir une fin si peu à la hauteur du danger qu’il aura représenté pendant si longtemps.

Jones permettra par ailleurs de garder un certain contact avec l’autre univers, son plan se déroulant des deux côtés. Ce n’est pas négligeable, car avec la construction du pont, les scénaristes semblent plus ou moins être arrivés au bout de ce qu’ils voulaient faire avec Bolivia et Cie. Ils auront leurs moments, mais c’est aussi avec une petite pointe de déception que cette saison n’exploitera pas à sa juste valeur l’autre côté – qui avait encore des ressources, mais qui n’intéressaient pas l’équipe créative.

L’autre univers sera alors utilisé pour créer quelques développements autour de personnages secondaires, tels Astrid ou Lincoln, ce dernier devenant quasiment obsolète avec le retour de Peter. Une nouvelle fois encore, le Broyles de cette réalité sera plus fouillé que celui que l’on côtoie depuis les débuts du show.

Avec la modification de la ligne temporelle, Fringe aura certainement déstabilisé, mais pas forcément dans le bon sens. Il y a une perte de repères importante et la difficulté de faire monter la tension convenablement, tout particulièrement quand David Robert Jones ne guette pas dans l’ombre. Qui plus est, les affaires sur lesquelles se retrouve la Division Fringe vont trop souvent servir à construire des parallèles évidents avec ce qui touche les protagonistes, et cela se fait au détriment d’enquêtes plus solides ou marquantes. La spontanéité manque et tout en devient un peu trop prévisible. Cela n’empêchera certainement pas la série d’offrir continuellement des épisodes efficaces, malgré des intrigues qui exploitent à fond  un schéma narratif trop maitrisé. On pourra aussi noter que certains pans de l’histoire vont devoir être reliés les uns aux autres de façon un peu abrupte, à l’image de la mort annoncée d’Olivia qui n’aura au final servi à rien. Soit les scénaristes ont changé leur plan en cours de route, soit l’idée n’avait pas été pensé jusqu’au bout.

Pour autant, Fringe fera toujours preuve d’ambition, même dans ses épisodes les plus indépendants. Encore une fois, David Robert Jones aura été largement à la hauteur sur ce plan-là pendant pas mal de temps. On peut ajouter l’épisode dans le futur, déconnecté de tout, et annonciateur d’un avenir sombre pour la Terre qui devrait prendre de la valeur dans la prochaine saison. Autant dire qu’il aurait été dommage de s’arrêter là après nous avoir offert un aperçu d’un possible futur. Et puis, certaines choses ne changent pas, et comme d’habitude, les acteurs sont impeccables, avec en tête Anna Torv et John Noble, qui jouent à la perfection sur les différences des multiples versions de leurs personnages.

Au final, cette saison 4 de Fringe possède certains défauts narratifs un peu trop encombrants qui empêcheront l’histoire de se doter de ce souffle particulier qui habitait le show au cours de la troisième saison. On obtient un ensemble qui se montre quand même homogène et si ce n’est pas aussi efficace qu’attendu, la série fait toujours preuve d’inventivité.

Aller plus loin …

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