Fringe - Snakehead (2.09)

Des chinois arrivés clandestinement sont retrouvés morts avec, à l’intérieur de leurs corps, des vers géants implantés là intentionnellement. Un nouveau cargo arrive d’ici peu et l’équipe d’Olivia doit réussir à l’intercepter et à retrouver les responsables avant qu’il ne soit trop tard.

Walter grandit et il est plein de surprises, mais on ne peut toujours pas le laisser sortir tout seul, sans chaperon. Lui, il n’est pas de cet avis et va faire son rebelle, mais avant tout ça, il a travaillé sur une affaire de vers géant. Quelque chose d’un peu particulier, dirons-nous.

Le concept du jour est de faire grandir des vers dans le corps d’êtres humains et de les récolter avant qu’ils ne sortent. Ce n’est pas forcément la chose la plus originale qui soit dans l’univers des séries fantastique, le coup de l’hôte qui périt à cause d’une créature qui grandit en lui et qui n’a pas l’amabilité de sortir de manière convenable, on peut dire que ça a été fait à toutes les sauces.

L’idée est d’offrir une justification solide à la présence du parasite afin d’étayer la partie investigation menée par Olivia et Peter. C’est là qu’entrent en jeu la médecine chinoise et les cargaisons de clandestins.

En fait, ce que l’on retiendra le plus, à part, bien entendu, la taille et la forme peu attrayante du féroce vers géant, c’est la place de Walter dans l’épisode. On nous le montre énervé par le chaperonnage de son fils et il est bien décidé à obtenir qu’on le traite comme un adulte. Malheureusement pour lui, il va apprendre difficilement qu’il n’est probablement pas aussi prêt qu’il le pensait – la pauvre Astrid jouant ici le dommage collatéral.

Bref, ce n’est pas la coming of age story typique pour le scientifique un peu fou, mais une bonne leçon sera apprise et la relation entre le père et le fils Bishop en sort grandie.

Dans l’ensemble, l’épisode délivre une intrigue qui tient la route et qui est suffisamment bien développée pour maintenir notre intérêt d’un bout à l’autre. Il est aussi appréciable que Walter et Astrid sortent un peu de leur place habituelle, même si pour le coup, c’est Olivia qui se retrouve une nouvelle fois légèrement mise en retrait. C’est justifié ici, mais on pourrait espérer qu’elle reprenne sérieusement les rennes de la série, car il est de plus en plus apparent que plus elle est mise de côté et plus l’ambition de la série s’évapore pour laisser place à des intrigues au final assez classiques.