Broyles appelle l’équipe pour enquêter sur une explosion et sa source : un étrange cylindre est apparu, malgré la destruction. Olivia en vient à la conclusion que le même cylindre, ou un similaire, est responsable d’évènements semblables à différentes locations, dans le temps.

Par où commencer ? est un peu la question qui vient à l’esprit à la fin de l’épisode. On ne s’attend pas forcément au quatrième épisode à assister à une histoire si riche pour l’intrigue et les protagonistes, et pourtant !

Peter était jusque là le baby-sitter, comme il le fait si bien remarquer. Il commence à en avoir marre et envisage d’arrêter tout cela, de retourner à sa vie d’antan. Les scénaristes avaient bien connaissance du fait qu’il fallait donner une justification à la présence du fils Bishop, surtout que les arguments d’Olivia sont fins : il est un peu le tuteur de son père. Mais on sait bien que le FBI doit pouvoir outrepasser ce droit, Peter n’est pas naïf sur ce plan là. Il est aussi exaspéré par les silences de son père, son incohérence, encore plus importante dans cet épisode, avant le fin mot de l’histoire, dirons-nous. On le voit un peu venir, mais Walter va passer une limite en accusant son fils de faire comme sa mère, de remettre en cause ses actions. On sait qu’il touche un point sensible, même si on n’est pas encore au courant du destin de la mère de Peter. Et puis, ce dernier va se retrouver au cœur des évènements. Kidnappé, il va être torturé à l’aide d’une machine, découvrir qu’il sait des informations dont il n’a pas connaissance, parler à un homme qui sait ce qu’il pense, avant de l’avoir dit. Tout cela va faire que Peter va vouloir rester. Il veut comprendre. C’est le scientifique qui sommeille en lui qui se réveille, pourrait-on dire, et cela pourrait apparaître presque facile, si le tout n’était pas inextricablement lié à Walter et au fameux ‘Pattern‘.

Le cylindre était déjà apparu par le passé, et Olivia va le relier à un homme, qu’au sein du FBI, on a baptisé ‘The Observer’. Après deux ans de travail, son patron et son équipe l’ont relié à nombres d’évènements dont il a été témoin. Simple observateur. Première réflexion, qu’on espère qu’Olivia va vite se faire : pourquoi ne pas lui avoir dit ? On ne peut pas dire qu’on lui facilite le travail, et si elle fait la connexion plus vite que les petites mains de son patron, elle aurait gagné du temps à le savoir, sans avoir à chercher. Cet homme, chauve et assez inexpressif, qualifié de timide par Walter, est justement lié à la famille Bishop. C’est ce que l’on découvrira par la suite. Les deux hommes lui doivent la vie, et Walter va payer une partie de sa dette dans l’épisode. Pour le FBI, il est lié au ‘Pattern‘. Ce qui connecte un peu tout le monde, finalement.

Encore une fois, nous passons outre l’explication du phénomène, aucune réponse ne sera fournie, mais une sorte de toile d’araignée se construit, tous ces éléments semblent rattachés les uns aux autres, mais prennent une autre tournure pour nous, car les vies de Peter et Walter se joignent au bout. Qui est The Observer ? Qu’est ce qui fait apparaître le cylindre ? Pourquoi un homme veut-il s’en emparer et que l’on considère cela comme dangereux ? Beaucoup de questions sont posées, mais elles le sont avec pragmatisme et intelligence. Alors, oui, on ne peut pas être sûr que derrière, l’équipe scénaristique sait exactement ce qu’elle fait, mais il faut bien avoir une petite idée de où l’on va pour ne pas perdre son spectateur, ne pas le décevoir, et construire sans trop d’erreurs son histoire.