Des voleurs déterrent une mystérieuse boite qui, quand ils l’ouvrent, les tue. Un survit et part avec la boite. Broyles envoie alors l’équipe d’Olivia à sa recherche, tandis que celle-ci complote avec Newton pour la récupérer de son côté.

Retour dans l’univers original de la série pour ce qui prend, dans un sens, la forme d’un épisode traditionnel. L’équipe a une mission, sauf qu’il y a maintenant un twist, étant donné qu’altOlivia a ses plans de son côté, travaillant désormais avec Newton.

On comprend d’ailleurs assez vite que, malgré les premières apparences, le drame qui ouvre l’épisode était supposé se produire. Le but étant qu’ altOlivia récupère l’étrange boite tueuse via son travail.

Le fait est qu’ainsi l’investigation reste minimum et l’épisode n’en pâtit pas, car la nouvelle conjoncture en place offre beaucoup d’opportunités pour étoffer l’univers de la série et les personnages. Sans oublier le fait que l’on est naturellement poussé à observer les possibles dérapages d’altOlivia, ce que les scénaristes n’ignorent pas et essaient d’utiliser pour maintenir une sorte de suspens parfois un peu pesant.

En tout cas, il y a un plan assez important qui a été mis en place et nous avons ici la première pièce du puzzle qui a à voir avec la fameuse Doomsday Machine de Walternate. Cela confirme, si besoin est, que la fin de la saison 2 n’était qu’un commencement et que la mythologie de Fringe est véritablement passée à un autre niveau.

À côté de ça, on retrouve Walter comme on le connait, pris entre ses expériences délirantes, sa maladresse, et la culpabilité qui ne cessera jamais de le ronger, semble-t-il. En tout cas, il doit désormais tourner une page avec la mort de William Bell, ce qui va ouvrir de nouvelles portes presque inattendues. Je dis presque, car le mini-suspens final à ce sujet aboutira sur une révélation que l’on peut facilement voir venir. Cela n’enlève rien aux options très intéressantes qui s’offrent désormais au personnage, et à la série.

Ce retour dans le monde régulier de Fringe se fait donc avec son lot de bonnes surprises et une part de mystère dosée de façon à créer des questions et à ménager notre curiosité. Une nouvelle conjoncture s’est installée à l’insu de la majorité des protagonistes, mais cela n’affecte pas la couche émotionnelle du show, ni son humour. Walter est toujours aussi brillant et John Noble ne perd pas la main quand il s‘agit de manier avec subtilité la sensibilité qui va avec le personnage. De même, Anna Torv continue de profiter des évènements pour offrir plus de nuances dans son jeu.

The Box confirme donc que même quand elle quitte l’univers parallèle, la série possède le matériel suffisant pour assumer ses ambitions. Il y a une maitrise évidente qui, on l’espère, perdurera – tous les signes vont dans ce sens en tout cas.