L’équipe est appelée pour enquêter sur la mort d’un homme qui s’est tué en sautant par la fenêtre, car il pensait être attaqué par des papillons. Olivia a de nouvelles visions de John qui l’aide dans l’affaire, et demande alors à Walter de la remettre dans le tunk pour en savoir plus. Pendant ce temps, Peter reçoit un appel d’une amie de son passé.

Le problème d’une série comme Fringe, c’est que le formula show crée des répétitions. Dans X-Files, un événement se déroulait, Mulder et Scully venaient enquêter. Aucun souci, c’était naturel. Dans Fringe, une situation étrange se produit, Olivia est appelée, il faut trouver des indices, il nous faut une expérience qui se retrouvera lié au pattern, à Massive Dynamics ou les deux en même temps. Certes, pourquoi pas. Le problème est parfois les chemins de facilité qui sont empruntés, comme cette semaine : John Scott refait des siennes. Ça aide bien, dis donc ! C’est sympa d’être là, via Olivia. Au fond, je l’aime bien John. Disons juste que cette excuse de mémoire dans la petite tête de notre agent du FBI me parait être une commodité.

L’intrigue de cette semaine manque singulièrement de consistance. A vrai dire, en y réfléchissant, à quoi cela a-t-il servi ? Olivia refuse définitivement la proposition de travail à Massive Dynamics, tandis que son patron lui rappelle qu’on n’accuse pas une entreprise d’être la responsable sans preuve. Good. On peut s’imaginer que John Scott était bien impliqué dans le complot, pattern, ce que vous voulez pour que la présence de sa mémoire dans le cerveau d’Olivia ressorte à l’occasion, quand il le faudra. Et puis, tant qu’on est avec John, ce qui m’a finalement le plus intrigué et intéressé, c’est son fantôme qui commet un meurtre, et le fait qu’on voit l’infirmière assister à la scène. C’est ce qu’il y a de plus mystérieux. Est-ce un fantôme, un spectre ou une autre entité ?

Je termine avec quelques mots sur Peter, qui revoit une ancienne amie (incarnée par Susie Misner). Ce n’est pas très consistant, on ne sait rien de rien, et le fils Bishop agit avec peu de réflexion. Pas de jugement là-dessus, on verra dans la suite si ce développement tiendra la route. C’est à mon avis là pour offrir un peu d’éclairage sur le passé de Peter.

L’épisode a donc trop tendance à utiliser la facilité, et ne possède pas d’intrigues réellement consistantes. Je mettrais quand même en avant un point positif, hors le fait que cela se laisse suivre, c’est qu’on y voit Charlie. Et j’aime Charlie.