Dans un hôpital, un ancien musicien reçoit la visite de son fils décédé il y a de nombreuses années. Ce dernier a été envoyé par The Observer, et l’équipe cherche à découvrir quelles sont les véritables motifs derrière cette action.

Après avoir ramené Olivia parmi les siens, Fringe est de retour avec un épisode qui laisse légèrement de côté les difficiles épreuves traversées par l’agent Dunham pour fournir une intrigue qui s’articulera plus particulièrement autour de l’histoire de Walter. L’ensemble ne délaisse pas pour autant ce par quoi doivent passer Olivia et Peter pour reconstruire leur relation, et leurs discussions seront d’ailleurs propices à mettre en relief la nature propre de Peter, un sujet qui trouve son extension dans le reste de l’épisode.

Pour l’occasion, nous avons Christopher Lloyd pour interpréter Roscoe Joyce, ancien musicien du groupe préféré de Walter et qui a reçu la visite de son fils décédé. Le scientifique et le pianiste vont alors être connectés par leur histoire personnelle, mais bien entendu, dans Fringe, ce type de lien prend aisément des proportions assez importantes.

Le retour de The Observer (September) permet alors de remettre encore une fois en avant à quel point la décision prise par Walter au sujet de Peter a eu une incidence sur les deux mondes, mais cette éternelle confrontation aux faits joue avant tout sur un plan émotionnel, Roscoe Joyce et Walter partageant à la fois une expérience similaire pour ce qui touche à la perte de leur fils, mais les actions de l’un causé par la souffrance et la perte ont entrainé alors les mêmes sentiments dans l’existence de l’autre. Nous avons ainsi le droit à une certaine introspection sur le difficile rôle de père, qui pousse à faire des choix extrêmes et oriente l’existence. C’est alors une nouvelle illustration de cet effet papillon, où une action change le cours de l’histoire, avec une mise en relief des décisions prises et de celles qui seront à venir. Une idée qui s’étend par ailleurs dans les agissements de The Observer, toujours calculé et majoritairement impénétrables.

L’histoire parvient ainsi à insuffler une grande dose d’humanité en offrant un parallèle (et des conséquences) qui ne se place pas sur une échelle de grosse importance, sans pour autant ne pas donner aux évènements la force qu’il mérite. Pour autant, les actions de The Observer sont souvent là pour nous rappeler un plan de plus grande envergure, dans lequel une future décision de Walter pourra tout faire basculer. Il y a donc l’éternel mystère qui les accompagne, annonciateur de la suite de la série, et d’évènements qui paraissent inévitables. La fascination qui entoure les Observers semble indestructible et alimente comme il se doit l’intrigue.

Fringe revient ainsi avec un épisode qui nous replonge dans l’univers de la série, en trouvant le juste équilibre entre sa mythologie et ses développements relationnels et émotionnels, annonciateur d’une suite qui promet d’être intense.