Roy McComb, un homme clamant recevoir des visions de Dieu, voit des passagers d’un bus être victime d’une attaque au gaz qui solidifie l’air autour d’eux, conduisant à l’asphyxie.

Un homme qui a des visions, et une attaque dans un bus. Le tout connecté de loin à Massive Dynamics. L’affaire, alors que l’on aurait pu imaginer la voir se concentrer sur l’attaque au gaz, se tourne vers l’homme aux visions, surtout car il se trouve que c’est la seule piste. C’est donc bien maigre, mais étrangement, ici, nous n’avons pas la sensation de jouer la carte de l’enquête, comme si différents morceaux du puzzle nous était présenté, au sein d’une affaire ordinaire, et que ces derniers vont prendre bien plus d’importance par la suite.

Le docteur Bishop nous ressort encore une expérience, dans un autre laboratoire, d’un autre temps. Personnellement, j’espère que sur le plan chronologique, le tout est pensé et réfléchi, avant qu’on ne finisse par s’y perdre. C’est assez drôle de découvrir toutes les expériences quelque peu malsaines qu’il a pratiqué, toujours plus ou moins associé à d’autres scientifiques. Sur la courbe du temps, par contre, il faut simplement espérer que les scénaristes ont véritablement travaillé son passé, pour ne pas trop donner le jour, dans un avenir incertain, à des incohérences trop nombreuses.

Du côté de l’autre Bishop, j’ai nommé le fils, il y a l’évocation de la mère, quand il va avec Olivia faire un tour dans l’ancienne demeure familiale, à la recherche d’appareil planqué par le paternel dans la maison. Rien de plus, mais en fait, on se dit que la vie de Peter n’a pas du être de tout repos. Mais comme il nous le dit, ce sera pour une autre fois, et finalement, on se tarde d’être une prochaine fois. Il est évident que l’une des grandes forces de la série réside dans l’écriture des personnages et dans le relationnel. Ici, même si on semble développer un peu de mystères, chaque épisode nous apprend un petit quelque chose, ce qui n’est pas désagréable. Sur un autre plan, un homme du passé de Peter surgit, mais on ne sait rien de lui, et comme il ne perd pas ses moyens, et ses réactions sont assez contrôlé, difficile de savoir de quoi il retourne.

L’enquête n’aboutit à rien, surtout pour Olivia et son équipe. Il utilise l’homme et ses visions, qui se trouve être directement relié – psychiquement à l’un des responsables – et il arrive à récupérer ce qu’ils pistent, seulement ils ne savent pas à quoi cela peut bien servir. C’est assez malin de ne pas fournir de réponses, et cela nous conduit à Broyles, amenant ladite découverte à Nina Sharp, patronne de Massive Dynamics, et qui a encore en sa possession le corps de John Scott, enterré au début de l’épisode.

On continue sur la lancée, en nous exposant de nouveaux petits éléments sur ce qui lie les personnages entre eux, sur le passé des Bishop et sur la place de Massive Dynamics dans un univers d’éléments étranges. C’est bien développé, et bien écrit. L’intrigue de l’épisode n’est pas très rythmé, mais se révèle être intéressante à suivre, suivant un développement différent de ce qu’on aurait pu prévoir.