
Broyles demande à Olivia de réunir Peter et Walter Bishop pour enquêter sur la mort d’une femme, morte en donnant naissance, et dont le bébé n’a vécu que quelques heures, ayant grandit jusqu’à l’âge de 80 ans en quelques minutes.
Après un pilote introductif à l’univers, le second épisode, comme dans beaucoup de séries, établit définitivement le schéma servant à la série. Une histoire, une enquête, et un peu de mystère. Le tout avec des expériences douteuses et la science proche de la science-fiction plus que de sa nature cartésienne. Voilà ce qui va être le quotidien de Fringe.
Les réfractaires au genre que l’on réduit à deux lettres risquent d’avoir de plus en plus de difficultés à avaler la pilule, surtout qu’à aucun moment, on ne tourne cela à la dérision. Ici, il s’agit de voir la dernière image d’une morte, et si les connexions entre notre technologie et le visuel sont assez douteuses, le sérieux mis dans le jeu et le scénario crédibilisent notre affaire. Rien à dire sur ce plan là , le parti pris permet donc de ne pas rigoler, surtout qu’ici, nous ne touchons pas un domaine inconnu. Il vaut mieux débuter avec des procédés qui ont déjà fait parler, car quand il faudra pousser le concept au-delà de ses limites, autant que le spectateur y soit préparé.
L’enquête touche donc un domaine de la science dont on a tous entendu parler : faire grandir rapidement au stade adulte. Bishop avait mené des recherches avec un autre scientifique pour aboutir sur des soldats américains, mais ils n’ont pas réussi à stopper le procédé de vieillissement, conduisant ainsi l’expérience à l’échec. L’ironie est qu’ici personne ne s’offusque des procédés gouvernementaux, nos protagonistes savent dans quoi ils pataugent, et cela aussi, c’est agréable.
Le fait que l’affaire soit liée à une ancienne affaire d’Olivia et de l’agent Scott est bien exploité, comme d’ailleurs le comportement de la jeune femme face à la trahison et la mort de son amant. Cela permet aussi de donner une place à un autre agent, Charlie Francis, très peu présent dans le pilote, mais qui ici, prend une petite dimension, et s’impose comme un ami et une aide pour l’équipe dans les épisodes à venir. Le charisme de Kirk Acevedo fait tout le reste.
Franchement appréciable aussi se trouve être la dynamique relationnelle entre les protagonistes. C’est assez adulte, chacun a son mode de pensée, et tous doivent s’accommoder de l’instabilité du docteur Bishop et de ses trous de mémoire. On navigue entre génie et folie, et c’est un élément qui risque de faire souvent planer le doute. Quand il demande à Olivia de garder le secret sur la naissance de son fils, et que celle-ci lui annonce que le dossier de Peter ne contient que sa date de naissance, on ne peut que se questionner sur les propos. Bishop a-t-il toute sa tête et son fils est-il issu d’une conception hors norme, de recherche ou est-ce simplement un moment de folie passagère ?
Ce second épisode montre donc bien tout le potentiel de Fringe, que ce soit pour des stands-alone, ou le développement mythologique, à travers la compagnie Massive Dynamics ou encore sur l’apparition d’évènements étranges. En espérant qu’Abrams a tiré des leçons d’X-Files et qu’il ne fera pas – ou son équipe – les mêmes erreurs.
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J’avais eu plus de mal dans le pilote. Le rythme n’est pas intense mais on ne s’ennuie pas.
En plus la série paraît complexe par son approche mais jusque là tout est fluide, compréhensible. Je suis loin d’avoir le 1/5ème de connaissance pour apprécier sans doute le délire absolu des expériences mais ça ne m’a pas empêché une seconde de garder le fil de l’histoire. Un vrai bon point.
Autre bon point, la trame principale se développe, par des petites phrases ici ou là , et ça paraît prometteur.
On a aussi de gros délires scientifiques avec ce bébé qui vit entièrement en 4h, l’appareil pour analyser la cornet, et ma scène favorite (bien que plus logique) la réanimation faite à l’arrache.
Niveau reproches ou plutôt attentes, je dirai qu’il y a un petit manque d’humour. Enfin plutôt d’un ton plus léger qui est vraiment donné à trop petite dose. L’atmosphère est froide (un peu comme Boston qui est assez loin de LA ou Miami qu’on voit souvent) ça joue peut-être dans le ton donné, ça demande juste un petit temps d’adaptation quoi.
Pour finir une vraie critique, si j’aime beaucoup les thèmes, je trouve la musique un peu trop envahissante.
Bon épisode donc, j’ai mieux accroché que pour le pilot. A suivre donc.
A mon avis la meilleure série 2008-2009, il y a du suspense , des rebondissements, et des bons acteurs sans oublier des effets spéciaux bien réussis; ceux qui ont aimé x-files ne pourront qu’aimer fringe.
Perso même si j’ai un peu plus accrocher qu’au pilote je trouve ça un peu trop “clinique”, du coup j’ai un peu de mal à adhérer au personnages, ce qui était la grande force d’X-Files