Fringe - There's More Than One of Everything (1.20)

David Robert Jones recherche William Bell, alors que The Observer conduit Walter dans une maison, pour qu’il retrouve un objet. Nina et Olivia s’associent pour retrouver Jones.

Fringe arrive au bout de sa première saison, et c’est le moment que je fasse quelques confidences : d’abord, au début de la série, je n’arrivais pas à déterminer si William Bell était encore en vie ou mort. Ils en parlaient d’une telle façon que cela me laissait perplexe. Puis, à un certain stade, il est devenu évident qu’il était en vie. J’imagine, Nina Sharp avait dû dire une phrase qui signifiait qu’elle n’avait pas enterré l’homme. Là, bien sûr, j’étais toujours dubitative quant au fait qu’on ne lui parlait jamais ou que le FBI ne menait aucune enquête sur un homme dont le nom revenait souvent dans leurs dossiers, mais qui était aux abonnés absents. À l’évidence, c’est un fait, personne ne l’a recherché, vu que William Bell s’est fait la malle, il est dans une réalité alternative.

Jones est décidé à avoir un tête à tête avec ce mystérieux scientifique. Ce qui crée des morts. Il y a toujours quelque chose pour moi d’assez frustrant quant on joue avec le principe de réalité alternative dans une série comme Fringe, c’est le manque d’imagination et d’idées qu’il peut en ressortir. Pourquoi la réalité alternative est-elle si proche de la nôtre ? Il doit en exister des milliards, et forcément, je ne sais pas quel miracle (car j’avoue ne pas y connaître grand-chose), c’est toujours avec celles qui sont historiquement les plus proches de nous que l’on se connecte. On joue avec les grands évènements récents, et c’est tout. Je sais, c’est le début de la série, et tout, et tout, mais sa volonté d’aller dans la science fiction devrait pousser à aller au-delà de la surface, d’oser bien plus sur certains plans. Comme si au fond, on utilisait ces éléments pour simplement justifier certains procédés, sans pour autant être capable de se détacher de la réalité pure et dure (notre monde quoi).

Toutes ces tergiversations ne sont que personnelles, et je vous parle à peine de l’épisode… Ce dernier joue avant tout sur l’action et la recherche. Peter part retrouver Walter, tandis que le FBI, avec Nina, piste Jones, qui cherche lui-même à atteindre William Bell. C’est assez bien rythmé et on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer. L’épisode est légèrement plus long que la moyenne (46 min) mais cela ne se ressent pas. Bien sûr, sur le plan mythologique, c’est moindre, et comme souvent, les faits qui viennent nourrir l’historique de la série se situent en grande partie vers la fin de l’épisode. Toujours fournis dans une dose minimale.

Ici, pour boucler la saison, un évènement de taille était au planning : la rencontre entre Olivia et Bell. De 10 secondes. Bon, j’exagère, car il lui faut le temps d’aligner quelques mots. Comme souvent dans ce genre de cas, on mise sur une réalisation légèrement mystérieuse, et complètement inutile, vu que tout le monde est au courant que le scientifique est incarné par Leonard Nimoy (j’imagine, le tournage de Star Trek a dû bien se passer). Est-ce suffisant pour maintenir la curiosité pendant tout l’été, jusqu’au retour de la série ? À vrai dire, il me semble que le lieu où la rencontre se déroule (dans une autre réalité, donc) est bien plus propice à discussion que le classique face à face de 30 secondes que l’épisode nous fournit.

Petite réflexion en plus qui vient de me revenir : finalement, la scène de Walter Bishop sur la tombe de son fils n’est-elle pas plus fascinante que le reste ? Elle attise ma curiosité bien plus, et j’admets que les mystères autour des Bishop mérite qu’on se penche sur l’historique familial plus régulièrement. En espérant que la saison 2 offre de quoi faire sur ce plan là.

La saison 1 de Fringe se conclut sur un épisode assez divertissant, qui mise avant tout sur une intrigue rythmée, plus que sur le mystère ou l’enquête. Le résultat est plus que satisfaisant, et le renouvellement étant assuré, l’épisode laisse les spectateurs dans l’expectative, justement…