La mort mystérieuse des passagers d’un train va mener l’équipe d’Olivia sur la trace d’un chercheur qui possède un grand pouvoir.

Tout débute comme un épisode standard de la série. Des morts mystérieuses, des détails qui clochent, et Walter qui commence à énoncer ses théories. En fait, l’histoire va nous entrainer sur quelque chose de moins classique qui risque de perdre certains spectateurs en cours de route.

Alistair Peck n’est pas notre « méchant » habituel, même si de ce côté-là, Fringe arrive à éviter de trop se répéter. Le fait est qu’il est conscient de ce qu’il fait et des conséquences, car celles-ci sont réversibles. C’est là qu’il y a le twist qui va nous sortir d’une certaine linéarité prévisible pour nous offrir un reboot de l’épisode.

Retour au point de départ avec Alistair qui tue toujours les mêmes passagers, mais qui change l’histoire.

Peter Weller est Alister Peck, et il semble qu’il était nécessaire d’avoir un acteur de sa trempe pour ce qui suit, car Peck va connecter avec Walter à plusieurs niveaux, aussi bien intellectuel qu’émotionnel – toute l’intrigue servant finalement à aider Walter à décider la manière dont il doit affronter Peter et la vérité qu’il lui cache.

Ici, le voyage dans le temps a des conséquences immédiates, là où le voyage interdimensionnel en a eu sur le long terme. Quoi qu’il en soit, les deux scientifiques dépassent les limites pour ceux qu’ils ont perdus.

Walter : Grief drives people to extraordinary lengths.

L’approche est des plus intelligentes, car elle ne se contente pas d’un parallèle, elle entraine la réflexion plus loin, jusqu’aux croyances les plus fortes des protagonnistes : sur Dieu, la science, et sur la façon d’appréhender les répercussions les plus difficiles. Walter a-t-il dépassé un stade où la religion s’est retrouvée être son seul refuge, restant ainsi torturé par les conséquences de ses actes ?

Certes, impliquer Dieu dans l’équation afin de justifier le prix que paie Peck, c’est pousser loin la suggestion, mais il est possible que la série s’oriente de façon à laisser les convictions des personnages boucher les trous qui sont difficilement justifiables par les dérives, aussi larges soient-elles, de la science. L’éthique est la face obscure du métier. Walter peut ainsi trouver le réconfort qu’il cherche, mais surtout le pardon.

White Tulip se révèle donc être assez riche et complexe dans sa façon de résoudre le problème de Walter. Ce n’est peut-être pour le moment qu’une manière de repousser l’inévitable, mais cela a le mérite de montrer que la série peut explorer de nouvelles idées. Heureusement, John Noble a le talent nécessaire pour faire passer tout cela, sans ça, il est probable que l’on aurait assisté à une vraie débâcle.