Après avoir été annulée, ressuscitée sous la forme de direct-to-dvd, Futurama revient enfin dans son format d’origine, mais cette fois c’est sur Comedy Central. Au programme, non-sens scientifique et paradis originel.

Rebirth (6.01)

Le vaisseau de Planet Express, poursuivi par le Nimbus, s’écrase sur Terre. Le professeur explique à Fry ce qui s’est passé et il qu’il s’apprête à ressusciter tout le monde. Malheureusement, Leela ne se réveille pas et Fry déprime.

Tout comme dans le premier « film », Bender’s Big Score, cet épisode s’ouvre avec des métaphores explicites faisant référence à l’annulation et au retour de la série. On pouvait s’y attendre, surtout qu’une partie se trouvait dans le matériel promotionnel destiné à promouvoir ce retour.

Quoi qu’il en soit, on démarre quand même assez vite avec un Fry un peu perdu et le professeur qui, comme toujours, utilise des principes scientifiques douteux qui ont un résultat aléatoire. Ici, il est question de redonner la vie à tous ceux qui sont morts dans le crash.

Le point de départ est moyennement inspiré, mais l’épisode trouve une toute nouvelle dimension une fois arrivé à la fin, quand le professeur explique tout ce qui s’est réellement passé.

En attendant, Bender est obligé de faire la fête en continu et Leela est dans le coma. Sa renaissance robotique est assez bien trouvée et le fait de jouer avec, tout d’abord, les sentiments de Fry, puis l’affrontement des doubles, permet de fournir de l’activité. On aurait pu craindre qu’avec tout ça le couple s’éloigne de nouveau, mais il n’en sera rien et c’est une bonne chose.

Peut-être un peu trop rapide et répétitif, cet épisode de reprise veut avant tout remettre la série en route pour de bon. Cela sera fait et le plaisir de revoir tout le monde en action une fois de plus permet de passer outre les maladresses. Il y a également des idées assez brillantes qui rappellent combien la série peut surprendre. Il ne reste plus qu’à retrouver un bon dosage pour que l’humour soit plus constant.

In-a-Gadda-Da-Leela (6.02)

Une mystérieuse sphère mortelle annihile des planètes. La Terre est la prochaine sur la liste. Zapp et Leela partent dans une mission de la dernière chance, mais s’écrase sur une planète idyllique où ils se doivent de faire renaitre l’humanité.

Zapp Brannigan fait un retour en force avec ce second épisode. Il faut dire que quand la Terre est en danger, qui d’autre peut la sauver ? Beaucoup de monde, bien entendu, mais c’est tout de même à lui qu’on demande de faire le travail.

Quoi qu’il en soit, on démarre avec une storyline venue tout droit de Star Trek (le film). L’épisode regorge d’ailleurs de références et d’autant d’idées plutôt inspirées qui entrainent Fry et ses amis d’un délire à l’autre. Certes, ce ne sont pas eux qui ont le premier rôle, mais leurs séquences ponctuent les mésaventures de Leela et Zapp avec humour et énergie.

Donc, Leela et Zapp, justement, sont sur une planète et se lancent dans un scénario à la Adam et Eve. Rien de bien original au premier abord, sauf que Leela se met à vaguement délirer et que Brannigan reste l’égomaniaque débile qu’il est et va nous transformer ça comme il se doit avec une conclusion hilarante et moralement limite.

Question humour, cette seconde « nouvelle » aventure compense très largement la première et se permet en plus de ne pas se rater sur la construction de l’histoire, le détournement des références et les dialogues allumés. Globalement, In-a-Gadda-Da-Leela est un excellent épisode qui montre que Futurama est bien revenu au top et possède toujours ce qu’il faut pour y rester.