Après Al Gharraf, les hommes du First Recon vont devoir s’attaquer à d’autres villes, mais Godfather voit une opportunité pour gagner des points auprès du général Mathis et envoie son bataillon à l’assaut d’un aérodrome pour protéger l’arrivée de parachutistes anglais.

Le rythme commence à ralentir, cette partie couvre les chapitres 14 à 16. Moins de pages ne veut pas dire moins de contenu.

Nous reprenons donc après la folle traversée d’Al Gharraf. Ce n’est que le début, car Godfather est heureux de bien se faire remarqué par son supérieur et va donc continuer à envoyer ses Marines dans des missions qu’ils n’auraient pas à accomplir en temps normal, car n’oublions pas, ils en sont pas formés à l’assaut, mais à la reconnaissance. Cet épisode va d’ailleurs tenter de nous l’explicité à plusieurs reprise : ils sont formés à observer pas à attaquer de front.

Peu importe, ils vont le faire, et ce, sur un aérodrome.

En plus de la mauvaise utilisation faite des hommes du First Recon, cette partie va également beaucoup insister sur les problèmes d’incompétences dans la chaine de commandement, sur l’absurdité des ordres, le manque de coordination au cœur de l’armée d’invasion et  enfin, sur la responsabilité des militaires faces aux civils.

Beaucoup de choses qui ont plus ou moins déjà été abordées, mais qui ici sont illustrées d’une manière on ne peut plus explicite. On a bien compris le point de vu, et, même si on retrouve la même argumentation que dans le livre, en image, cela devient un peu lourd sur la durée.

D’ailleurs, l’œuvre originale apportait un plus indéniable pour certains points qui sont ici peu ou pas expliqués. Ainsi, dans cet épisode, il aurait été bien de nous donner expliciter un peu plus l’importance des règles d’engagement, une chose primordiale dans le comportement des Marines sur le terrain. De même, il est évoqué que la situation matérielle du First Recon n’est pas adéquate pour ce genre de mission, mais il n’est pas dit à quel point, car si l’aérodrome avait été habité comme les renseignements le disaient, la moitié de l’escadron aurait pu périr avant d’arriver sur place. Le savoir aurait changé la perception de la situation.

La dernière chose qui est surprenante, c’est que, vu les éléments mis en avant dans cette partie, il n’est pas plus mis l’accent sur les conditions de vie des Marines. Cela est dit au détour d’un dialogue, mais leurs rations sont, à ce niveau, réduites à un repas par jour, sans parler de leur réserve d’eau.

Cela semble beaucoup de choses, mais vu la longueur de l’épisode, on reste quand même au niveau du détail. Encore une fois, cela est très fidèle, et ce qui ne l’est pas se voit assez rapidement, comme quand les soldats se retrouvent devant la tente de Godfather. Il faut dire que la place de Wright – le journaliste – dans l’histoire est réduite au maximum, du coup, il fallait bien que l’on nous explique un peu la situation. Ce n’est pas fait souvent, ce qui nous laisse un peu dans le vague par moment, mais pour cette scène le choix a été fait de mettre les marines face à leur commandant. C’est un peu « trop », mais ça passe quand même.

Prochain épisode : direction Al Hayy.