Toujours à l’aéroport abandonné, First Recon reçoit ses ordres. L’Alpha Company est détaché du bataillon pour retrouver le corps d’un marine disparu.

Cette quatrième partie couvre les chapitres 17 à 22.

L’épisode commence par quelques règlements de compte oraux, des mises aux points informels entre supérieurs et subornés. Une occasion de plus pour montrer les problèmes des soldats avec le manque de logique et de réflexion de leurs supérieurs. Le sujet a pourtant été bien exploité durant la précédente partie, mais on peut commencer à se demander si le découpage des épisodes n’a pas été fait après que l’intégralité de la série ait été scénarisée. Cela expliquerait surement les problèmes d’équilibre dans le rythme des épisodes. Il est clair qu’être fidèle à la véritable histoire est important, mais il y a quand même certains changements qui prouvent qu’il y avait possibilité de faire quelques modifications, même si la majorité des ajouts viennent en fait d’autres anecdotes prenant leurs origines dans les histoires des soldats sur place, pas uniquement du livre.

Le plus surprenant avec cet épisode est que ce départ soit si détaillé, alors que d’autres passages, principalement la fin, lors des barrages routiers, il n’y a pas plus de travail sur le développement. Le livre m’était assez clairement en avant l’état d’esprit des soldats lors de cette partie de leur mission. Tirer sur des civils les perturbe au plus haut point, et quand la petite fille se fait tuer, certains soldats sont énormément troublés. Cela aura d’ailleurs un impact sur leur comportement par la suite.

À part cela, il y a aussi la mission de l’Alpha Company, durant laquelle Patterson se retrouve à faire l’arrière garde pour une mission dirigée par la CIA. Evan Wright consacre tout un chapitre à cette attaque, exemple parfait de la confusion que la guerre dans ce pays provoque chez les soldats. Difficile de savoir qui est l’ennemi.

Bref, cet épisode échoue quelque peu quand il s’agit de faire dans la subtilité, préférant se concentrer sur les conditions de vie des soldats, et un peu des Irakiens. Par contre, il compense en donnant plus de scènes de combat, car, après tout, c’est une série de guerre. La suite va fournir bien plus de ce type de scènes, mais déjà, on sent que la pression monte de ce côté pour les soldats du First Recon.

Une quatrième partie qui aurait pu donner bien plus, sans pour autant échouer en continuant à garder son ton et sa vision de la guerre. Des choix ont été faits, mais ils n’ont pas forcément été les meilleurs. Le problème étant que le spectateur est laissé seul face à des horreurs qu’ils devraient partager avec les protagonistes – façon de parler. Une froideur dans la narration qui a tendance à être trop présente.